Politique

Crise au PLQ: la ligne du temps

Les dates clés pour comprendre la saga

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PLQ Le chef du Parti libéral du Québec, Pablo Rodriguez, au centre, s'adresse aux médias après une réunion du caucus au siège du parti à Montréal, le vendredi 21 novembre 2025. (Christinne Muschi | La Presse canadienne)

Fling–flang, brownies… La crise qui secoue le Parti libéral du Québec (PLQ) enrichit notre vocabulaire, mais peut être difficile à suivre, tant les rebondissements sont nombreux.

Voici une chronologie des événements pour vous permettre d’y voir plus clair.

14 novembre

Une conversation entre les députés Marwah Rizqy et Fayçal El-Khoury serait à l’origine de la tempête. Ces élus, respectivement des paliers provincial et fédéral, mais tous deux dans la grande famille des Libéraux, se sont croisés lors de l’inauguration de la nouvelle antenne du REM à Deux-Montagnes.

Leur discussion a attiré l’attention du directeur général des élections puisqu’ils auraient pu discuter ensemble de la campagne à la chefferie du Parti, qui a été remportée par Pablo Rodriguez en juin dernier.

17 novembre

La députée Marwah Rizqy, alors cheffe parlementaire du PLQ à l’Assemblée nationale, congédie sa directrice de cabinet, Geneviève Hinse. Cette dernière était une proche collaboratrice de Pablo Rodriguez à Ottawa.

Peu avant, elle aurait rencontré M. Rodriguez pour lui faire part de ses intentions, et lui mettre la puce à l’oreille concernant des fling-flang, des malversations.

18 novembre

Pablo Rodriguez décide de suspendre Marwah Rizqy du caucus parce qu’elle a congédié Geneviève Hinse sans son accord.

Le chef du PLQ martèle qu’il ne sait rien des raisons qui ont mené au renvoi de Mme Hinse.

19 novembre

C’est là que les fameux brownies entrent en scène. Le Journal de Montréal publie des captures d’écran de textos qui évoquent des billets de 100$ offerts à des membres du Parti libéral qui ont voté pour Pablo Rodriguez dans la course à la chefferie.

Selon le réseau Cogeco, cet échange par écrit aurait eu lieu entre la députée libérale Sona Lakhoyan Olivier et l’élue caquiste Alice Abou-Khalil. Elles ne tardent pas à mettre l’entreprise médiatique en demeure.

21 novembre

Geneviève Hinse poursuit Marwah Rizqy en lien avec son congédiement. Le montant demandé est de 500 000$, en dommages et intérêts.

22 novembre

Le Parti libéral met Le Journal de Montréal en demeure en lien avec la publication des textos trois jours plus tôt.

23 novembre

Dans une publication sur les réseaux sociaux, Marwah Rizqy explique qu’elle ne peut pas donner les raisons du renvoi de Geneviève Hinse.

Le même jour, Pablo Rodriguez est invité à l’émission Tout le monde en parle, à Radio-Canada. Il réitère qu’il ne connaît pas les raisons du renvoi de Mme Hinse et qu’il doute de l’authenticité des textos rendus publics.

26 novembre

On apprend que Fayçal El-Khoury est surveillé par le directeur général des élections en raison de son rôle de solliciteur de dons dans le cadre de la course à la chefferie de Pablo Rodriguez. Ce que le principal intéressé nie.

On découvre aussi que l’Unité permanente anticorruption (UPAC) a rencontré Marwah Rizqy chez elle et envisage à déclencher une enquête.

2 décembre

Nouvelle révélation du Journal de Montréal: un militant libéral cherchait des prête-noms en échange de 500$ pour la course à la chefferie de Pablo Rodriguez

La même journée, Pablo Rodriguez expulse Marwah Rizqy du caucus.

4 décembre

Pablo Rodriguez montre la porte à Sona Lakhoyan Olivier, le temps d’une enquête de la commissaire à l’éthique de l’Assemblée nationale. Rappelons que cette députée est suspectée d’avoir échangé des textos avec la caquiste Alice Abou-Khalil.

5 décembre

Toujours du côté de la CAQ, le ministre Jean-François Roberge dépose un projet de loi pour empêcher l’octroi de futurs «brownies», ou plus concrètement, qu’on ne puisse plus donner de l’argent à une personne pour acheter son vote dans le cadre d’une course à la chefferie d’un parti politique.

10 décembre

L’UPAC ouvre une enquête criminelle pour faire toute la lumière sur la situation au PLQ. Aux médias, l’UPAC dit être «en validation d’informations concernant des allégations d’actes répréhensibles visant le Parti libéral du Québec.»

Plus tard en journée, des membres du PLQ ont réclamé dans une lettre la démission du chef Pablo Rodriguez en raison de la crise qui perdure au sein de la formation politique.

Catherine Genest

Catherine Genest

Journaliste