La question du logement semble s’imposer comme un enjeu électoral de premier plan pour les Québécois, selon un récent sondage Royal LePage. Noovo Info vous rappelle donc les grandes promesses des principaux partis en matière de logement et d’habitation en vue du scrutin du 5 octobre prochain.
Plus du tiers des adultes québécois classent l’offre et l’abordabilité du logement parmi leurs trois principaux enjeux électoraux, une proportion qui grimpe à 45% chez les électeurs de la génération Z, selon Royal Lepage. De plus, deux tiers (66%) des répondants de la jeune génération affirment que la position d’un parti sur la crise du logement influencera leur vote, comparativement à 42% pour l’ensemble des répondants.
«Les résultats de ce sondage confirment que les préoccupations liées au logement influencent la façon dont les jeunes Québécois envisagent de voter, ce qui en dit long sur l’avenir qu’ils envisagent pour eux-mêmes», a commenté dans un communiqué Dominic St-Pierre, vice-président principal, développement des affaires chez Royal LePage.
M. St-Pierre croit d’ailleurs que si l’accès à un logement, que ce soit pour un propriétaire ou un locataire, semble de plus en plus hors de portée, «cela pourrait influencer la façon dont la génération Z aborde les décisions importantes de leur vie lorsqu’ils planifient leur avenir.»
Voici donc les principaux engagements pris par la CAQ, le PLQ, le PQ et le PCQ en matière de logement et d’habitation :
Coalition avenir Québec (CAQ)
La CAQ, menée par Christine Fréchette, a notamment pris l’engagement de moderniser le code du bâtiment, en réformant les règles de construction pour hausser la productivité et en créant un statut prioritaire pour le logement afin d’accélérer leur construction.
La CAQ s’est aussi engagée à offrir un soutien monétaire pour aider les premiers acheteurs à avoir accès à la propriété via la bonification du crédit d’impôt pour l’achat d’une première habitation pour le faire passer de 1400$ à 7000$.
Parti libéral du Québec (PLQ)
Le chef du PLQ, Charles Milliard, a fait la promesse pendant la campagne électorale de construire 100 000 logements par année au Québec en collaboration avec le milieu et les acteurs économiques.
Pour augmenter rapidement la capacité de construction et diminuer les coûts, le PLQ propose, entre autres, d’établir une cible de 50% des logements construits avec du financement provenant de la Société d’habitation du Québec (SHQ) réalisés grâce au préfabriqué.
Le Parti libéral du Québec s’est aussi engagé à ajouter, d’ici cinq ans, 40 000 logements sociaux et abordables pour atteindre, d’ici 2050, une proportion de 20% de logements hors marché partout dans la province.
Charles Milliard et son équipe ont aussi pris des engagements visant à accélérer les permis et les autorisations pour les nouvelles constructions, à mettre en place des mesures pour favoriser une meilleure formation de la main-d’œuvre dans les domaines liés à la construction et à créer un observatoire québécois de l’habitation.
En matière de logement et d’habitation, le PLQ a aussi affirmé vouloir plafonner les hausses de loyer des RPA, rehausser le programme de supplément du loyer et prévenir les évictions menant à la rue partout au Québec.
Parti Québécois (PQ)
Pour contrer la crise du logement au Québec, le PQ mise notamment sur son plan d’accès à la propriété qui inclut trois volets : l’aide aux premiers acheteurs, l’augmentation de l’offre de logements et de maisons et la réduction des seuils d’immigration.
Le chef du PQ, Paul St-Pierre Plamondon a affirmé dans les dernières semaines qu’un gouvernement péquiste rembourserait la TVQ sur l’achat de maisons neuves ainsi que sur l’autoconstruction (jusqu’à 45 000$). Le PQ doublerait aussi le crédit d’impôt pour l’achat d’une première maison (de 1400$ à 3000$).
Le Parti québécois s’est également fixé une cible de 20 000 logements sociaux, dont 2 000 logements dédiés aux personnes en situation d’itinérance.
Québec solidaire (QS)
Québec solidaire s’est notamment engagé à construire 25 000 logements sociaux et à retirer 25 000 autres logements du marché afin d’offrir un total de 50 000 logements sociaux dans un premier mandat.
Selon sa porte-parole, Ruba Ghazal, un gouvernement de Québec solidaire (QS) investirait 1,5 milliard $ pour créer 6000 logements de transition dans le but de contrer la crise de l’itinérance.
Le parti s’est aussi engagé à interdire les évictions, les reprises de logement et les résiliations de baux pendant l’hiver, soit entre le 1er décembre et le 31 mars.
Pour protéger les droits des locataires, QS a aussi promis une réforme du Tribunal administratif du logement (TAL), une prolongation du moratoire contre les évictions et une nouvelle taxe sur les logements vacants.
QS compte aider les premiers acheteurs en offrant des prêts pouvant atteindre 15% de la valeur d’une propriété neuve et 5% de la valeur d’une maison existante.
Le Parti conservateur du Québec (PCQ)
Le PCQ souhaite augmenter l’offre de logements au Québec en «libéralisant» l’industrie de la construction, ce qui inclurait une réduction du nombre de métiers réglementés et une «simplification» du Code de construction du Québec.
Le chef conservateur, Éric Duhaime, a annoncé que des mesures seraient prises pour permettre une pleine mobilité de la main-d’œuvre et la requalification des terres agricoles.
Les conservateurs voudraient également revoir tous les programmes d’aide au logement «afin de les consolider et de rendre plus efficace le soutien aux locataires à faible revenu».
