À moins de 72 heures du jour du scrutin, le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon a minimisé vendredi la sortie de quelques personnalités d’affaires qui appellent le prochain gouvernement à mettre l’enrichissement collectif au sommet de ses priorités.
Parmi ces grands entrepreneurs, l’actionnaire de contrôle de Groupe Dynamite, Andrew Lutfy, a souligné que le Québec est dernier de classe en matière de création de richesse.
Ils ont clairement affirmé que leur sortie était apolitique, mais en conférence de presse à Québec, le chef péquiste les a mis en garde contre une tentative d’influencer les électeurs.
«Je n’ai pas pris connaissance de (leur sortie). Mais d’entrée de jeu, je vous dirais que quatre, cinq milliardaires qui viennent dire aux Québécois comment voter à deux jours du scrutin, je ne suis pas sûr que ça va être bien reçu. Et pour le reste, je veux prendre connaissance, puis ça me fera plaisir de commenter par après.»
Le milieu des affaires a souvent été perçu comme hostile au PQ et à son option indépendantiste.
Par ailleurs, M. St-Pierre Plamondon s’est engagé vendredi à être le premier ministre de tous les Québécois s’il est porté au pouvoir.
Au terme d’une campagne parfois houleuse où il a été accusé par ses adversaires de diviser les Québécois, il a affirmé qu’une fois la campagne terminée, s’il est élu à la tête d’un gouvernement, il gouvernera pour tout le monde, même ceux qui n’ont pas voté pour lui.
«Dans ma tête, c’est très clair qu’une fois que l’élection est terminée, si les gens te donnent le mandat d’être premier ministre, on a l’obligation morale d’être le premier ministre d’absolument tout le monde», a-t-il affirmé en conférence de presse vendredi matin à Québec.
Il est par ailleurs est revenu sur le processus d’accession à l’indépendance et le rôle des nations autochtones.
Il avait déjà laissé entendre qu’il n’était pas nécessaire d’avoir l’assentiment de toutes les nations autochtones pour adopter la constitution provisoire d’un Québec indépendant.
Le chef anishnabe de Lac-Simon l’a critiqué et M. St-Pierre Plamondon lui a répondu vendredi.
Il a assuré qu’il voulait tendre le plus possible vers un consensus.
