François Legault ayant annoncé sa démission comme chef de la Coalition avenir Québec (CAQ) et, du coup, comme premier ministre, le parti au pouvoir (et en difficulté) doit maintenant organiser une course à la chefferie pour lui trouver un successeur.
Selon Victor Henriquez, expert en relations publiques et gestion de crise, plusieurs noms circulent à l’heure actuelle.
Voici des candidats potentiels à la succession de François Legault.
Bernard Drainville

«Bernard Drainville est un ancien ministre péquiste qui est venu à la Coalition avenir Québec à la dernière élection pour appuyer François Legault et qui a toujours eu des ambitions de chefferie. C’est quelque chose qui est discuté dans les couloirs politiques depuis de nombreux mois», a expliqué M. Henriquez à Noovo Info.
Fonctions actuelles de Bernard Drainville
- Ministre de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs depuis le 10 septembre 2025
- Ministre responsable de la Stratégie maritime depuis le 10 septembre 2025
- Membre du Comité ministériel de l’économie et de l’environnement depuis le 10 septembre 2025
- Ministre responsable de la région de la Chaudière-Appalaches depuis le 20 octobre 2022
Source: Assemblée nationale
M. Drainville a toutefois statué jeudi ne pas avoir commencé à réfléchir à potentiellement participé à la course à la chefferie.
«Je ne suis vraiment pas rendu là», a-t-il affirmé devant les médias.
Il soutient toutefois que le projet de 3e lien est toujours une priorité pour la CAQ et que les dossiers et les enjeux concernant la région de Québec devront être pris en considération dans cette course à la tête du parti.
Simon Jolin-Barrette

«Simon Jolin-Barrette a été un peu l’homme des situations et des missions difficiles pour François Legault, notamment avec le projet de loi sur la laïcité et le projet de loi 96 sur la langue française. Il a réussi à obtenir des gains et ça pourrait le propulser dans la course à la chefferie», estime Victor Henriquez.
Fonctions actuelles de Simon Jolin-Barrette
- Ministre responsable des Relations canadiennes depuis le 28 janvier 2025
- Membre de la Commission de l’Assemblée nationale depuis le 29 novembre 2022
- Membre de la Sous-commission de la réforme parlementaire depuis le 29 novembre 2022
- Leader parlementaire du gouvernement depuis le 20 octobre 2022
- Ministre de la Justice depuis le 20 octobre 2022
- Président du Comité de législation depuis le 20 octobre 2022
- Membre du Comité ministériel de l’économie et de l’environnement depuis le 20 octobre 2022
Source: Assemblée nationale
Christine Fréchette

La ministre de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie, Christine Fréchette, a avoué le 15 janvier qu’elle était en réflexion à savoir si elle participerait à la course à la chefferie de la CAQ.
Dans l’attente de sa décision, certains de ses collègues, comme Gilles Bélanger et Mathieu Lacombe, lui ont déjà accordé leur soutien.
Fonctions actuelles de Christine Fréchette
- Ministre responsable de la région de la Montérégie depuis le 5 novembre 2025
- Ministre de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie depuis le 5 septembre 2024
- Membre du Comité ministériel de l’économie et de l’environnement depuis le 20 octobre 2022
Source: Assemblée nationale
Guy Cormier

Selon M. Henriquez, le domaine des affaires pourrait amener certains noms comme successeur à François Legault tel que Guy Cormier, même si ce dernier a fermé la porte à une chefferie libérale.
«Il pourrait toujours changer d’idée en voyant la Coalition avenir Québec libre de son chef. La CAQ étant une coalition, ça peut favoriser un chef économique et nationaliste», a souligné Victor Henriquez.
Fonctions actuelles de Guy Cormier
- Président et chef de la direction du Mouvement des caisses Desjardins depuis 2016
Source: Desjardins
Elles ont dit non
Geneviève Guilbault

Au moment de notre entretien avec Victor Henriquez, Geneviève Guilbault était évoquée parmi les successeures potentielles de François Legault. Cependant, bien qu’elle ait été l’une des pierres angulaires de la CAQ au cours des deux derniers mandats, l’actuelle ministre des Affaires municipales a depuis annoncé qu’elle ne se représenterait pas aux prochaines élections, évoquant des raisons familiales.
«Geneviève Guilbault a peut-être perdu quelques plumes dans le scandale de SAAQClic, mais a des assises fortes à l’intérieur de son parti», mentionnait M. Henriquez, en soulignant que selon des informations qui circulent Mme Guilbaut avait «déjà une petite équipe autour d’elle qui pourrait rapidement déclencher une course à la chefferie».
Fonctions actuelles de Geneviève Guilbault
- Ministre des Affaires municipales depuis le 10 septembre 2025
- Membre du Comité ministériel des services aux citoyens depuis le 20 octobre 2022
Source: Assemblée nationale
Sonia LeBel

Selon l’analyse de Victor Henriquez, l’actuelle ministre de l’Éducation et ancienne présidente du Conseil du trésor était également «très bien vue».
«Elle est peut-être plus vue du penchant fédéraliste de la CAQ, mais elle a une très bonne image au sein de la Coalition avenir Québec et à l’extérieure également», a-t-il souligné.
Malgré son positionnement qui pouvait sembler avantageux, Mme LeBel a cependant suivi l’élan de sa collègue Geneviève Guilbault et a annoncé le 19 janvier qu’elle ne briguerait pas un troisième mandat lors des prochaines élections provinciales. Cette décision l’écarte donc de la course à la chefferie de la CAQ.
Fonctions actuelles de Sonia LeBel
- Leader parlementaire adjointe du gouvernement depuis le 18 septembre 2025
- Membre de la Commission de l’Assemblée nationale depuis le 18 septembre 202
- Membre de la Sous-commission de la réforme parlementaire depuis le 18 septembre 2025
- Ministre de l’Éducation depuis le 10 septembre 2025
- Membre du Comité de législation depuis le 10 septembre 2025
- Membre du Comité ministériel des services aux citoyens depuis le 11 septembre 2024
Source: Assemblée nationale
Succession de Legault: le fonctionnement
Le conseil d’administration de la CAQ doit se réunir mercredi soir alors que les membres du comité exécutif détermineront les bases de la course à la chefferie, notamment le fonctionnement et la date du vote.
Les membres de la CAQ devront tenir compte de l’élection partielle dans Chicoutimi – qui doit être déclenchée avant le 13 mars – et du fait que le chef de la Coalition avenir Québec doit être choisi au minimum six mois avant l’échéancier électoral, donc au plus tard au mois d’avril 2026.
Avec la collaboration d’Émile Bérubé-Lupien pour Noovo Info
