Sondages, applications qui payent pour faire des pas, course aux rabais à l’épicerie… Alors que Jour de paye fête son premier anniversaire, j’ai essayé de gagner l’équivalent d’un salaire en combinant toutes nos tentatives de la dernière année de générer un revenu d’appoint pendant une semaine.
Est-ce que j’aurai partagé toutes ces données personnelles pour rien?
Mes expériences passées m’ont bien prouvé que l’argent ne poussait pas dans les arbres.
Je me suis dit que je devais user de stratégie si je voulais générer un revenu acceptable en une semaine.
Au menu: sondages rémunérés, grandes marches pour accumuler des pas dans les applications payantes et course aux rabais à l’épicerie.
Les applications de pas
Faire de l’argent juste en accumulant des pas? J’ai fait le test durant un mois en mai dernier.
L’avantage cette fois-ci, c’est que je commençais déjà avec les points accumulés pour mes pas de ma dernière expérience sur les trois applications. J’ai donc installé WeWard, SweatCoin et Walkify sur mon téléphone.
Si j’avais réussi à accumuler 198 points sur l’application WeWard la première fois, j’ai cette fois-ci réussi à accumuler 263 points en tout. Une belle cagnotte que l’application estime à… 2,05$.
L’application WeWard distribue 16 points pour un total de 12 800 pas accomplis dans une journée. Ce total de pas équivaut environ à 8,5 kilomètres. Pour 18 000 pas, ce qui représente un peu moins de 12 kilomètres, 26 points peuvent être accumulés.
La récompense qui nécessite le moins de points est un virement PayPal de 50$. Il faut avoir accumulé 7000 points pour y accéder. Adieu veaux, vaches, cochons.
Le même constat s’est appliqué aux deux autres applications malgré mes nombreux pas réalisés en une semaine.
Par exemple, j’ai réussi à accumuler un total de 216,84 points sur l’application SweatCoin.
Pour une carte-cadeau de 5$ chez Amazon, Spotify ou Google Play, il me faut un total de 750 points.
Même si je me suis rapprochée d’un beau billet de 5$, je suis encore bien loin de réussir à déposer de l’argent dans mon compte de banque grâce à mes jambes.
Mais où vont ces données?
Durant la dernière année, j’ai téléchargé de nombreuses applications qui promettent terre et monde pour mon compte en banque.
Certains de nos collaborateurs ont aussi essayé de devenir riche en jouant à solitaire en ligne ou encore de faire des paris sportifs qui n’ont mené à rien.
Mais les applications, comme celles qui nous promettent de l’argent pour marcher, demandent souvent d’avoir accès à certaines données.
Dans le cas des applications comme SweatCoin ou WeWard, je devais notamment leur donner accès à mes données de santé ou encore à ma localisation.
«Il faut comprendre que la majorité des applications qu’on utilise aujourd’hui nous track pas mal toutes», m’explique Patrick Mathieu, le cofondateur du HackFest. «On tombe un peu dans un concept de désensibilisation. Tout est partagé et il y a des brèches de données tout le temps.»
Si vous croyez que ce n’est pas grave, M. Mathieu n’est toutefois pas du même avis.
«Les organisations des firmes de développement d’applications, ils vont prendre ces données-là et les revendre ou les partager pour faire d’autres types de profits en arrière», soutient-il. «S’ils vous payent pour marcher, l’argent doit venir de quelque part, c’est qu’elle vient de vos données.»
Mathieu note que «si ce sont des données qui sont revendues et que l’autre entreprise se fait pirater, tu n’as plus aucun contrôle». Il explique qu’il faut se demander ce que l’on partage comme informations contre quelques dollars.
«Parce que même si on est payé une couple de piasses, ça reste qu’on est le produit», averti-t-il.
Il faut également se méfier des fausses applications qui pourraient vous demander vos informations bancaires pour vous frauder.
De son côté, WeWard assure par courriel que « le respect de la vie privée est un principe fondamental» de l’application.
«Nous ne vendons pas les données de nos utilisateurs et nous opérons en pleine conformité avec le RGPD, l’un des cadres réglementaires les plus stricts au monde en matière de protection des données. Les données que nous collectons servent exclusivement à améliorer l’expérience utilisateur, à la personnaliser et à encourager l’activité physique quotidienne», assure-t-on.
Les revenus sont d’ailleurs générés avec les publicité, les partenariats d’affiliation et les achats intégrés.
SweatCoin n’a pas retourné nos demandes d’entrevue à ce sujet.
Les sondages
La première fois que j’ai testé les sondages, j’avais passé quatre sites au banc d’essai. J’avais fait en tout seulement 5 $ sur le premier site.
Je me suis donc concentrée sur ce site, qui me semblait le plus lucratif. Le site de sondages en ligne Ipsos I Say, qui appartient à la firme de sondage Ipsos, propose des questionnaires plus ou moins intéressants d’environ quinze minutes. Je pouvais accumuler de 50 à 150 points en fonction de la durée.
Par chance, je commençais encore une fois avec les points de ma dernière expérience qui s’élevait à 515 points.
Pour compléter mon profil, j’ai réussi à augmenter ma cagnotte à 845 précieux points en une trentaine de minutes.
J’ai toutefois vite épuisé les sondages disponibles sur mon profil pour la journée. Mais, si je parviens à accumuler 1000 points, je pourrai l’échanger contre 10$ en virement PayPal.
J’en conviens, c’est beaucoup de temps pour une maigre récompense.
Pas si facile
Le constat: l’argent ne tombe malheureusement pas des arbres. Une bonne façon d’économiser se trouve peut-être
L’an dernier, à pareille date, j’avais demandé à l’intelligence artificielle (IA) de m’aider à économiser quelques dollars à l’épicerie. À ce moment, la facture hebdomadaire pour mon conjoint et moi s’élevait en moyenne à 200$ par semaine, soit 100$ par personne. Elle tourne maintenant autour d’une cinquantaine de dollars pour mon ménage par semaine.
À lire également: Dépenser 300$ par mois à l’épicerie comme Nicole Svenson… possible au Québec?
C’est d’ailleurs en appliquant quelques conseils de l’Américaine Nicole Svenson, une créatrice de contenu qui compte près de 400 000 abonnés sur la plateforme TikTok, que j’ai réussi à sabrer mon budget d’épicerie. Cette dernière affirme dépenser seulement 300$ par mois à l’épicerie pour nourrir sa famille de quatre.
Voici quelques-uns de ses conseils:
1- Utiliser «le prochain ingrédient périssable» comme coeur du prochain repas, en adaptant son menu en fonction de la détérioration ou du mûrissement des aliments.
2- «Vous n’êtes pas à court de nourriture, vous êtes à court de raccourcis.» Une phrase que Nicole Svenson répète souvent pour rappeler que l’aspect pratique des aliments préparés à un coût.
3- Substituez! Au lieu de courir à l’épicerie pour acheter un ingrédient manquant, Nicole Svenson use de créativité pour le remplacer par un autre ingrédient qu’elle a sous la main.
4- Apprenez à aimer les lentilles. Vous croyez qu’une demi-livre de porc haché ne suffit pas à nourrir quatre personnes? C’est sans compter la demi-tasse de lentilles ajoutées pendant la cuisson pour augmenter l’apport en protéines et augmenter la satiété.
Des chèques oubliés
La meilleure façon de découvrir des montants qui pourraient traîner demeure de valider que vous n’avez pas un chèque qui traîne quelque part.
Avec plus de 2 milliards $ en chèques gouvernementaux non encaissés détenus par les Canadiens, il est facile de savoir si vous avez de l’argent qui vous revient.
Ces chèques comprennent des millions de remboursements d’impôt, de remises sur le carbone, de chèques de pension, de prestations et d’autres paiements émis par l’Agence du revenu du Canada (ARC) et d’autres ministères gouvernementaux.
Pour savoir si le gouvernement fédéral vous doit de l’argent, il suffit de vous connecter à votre compte en ligne de l’ARC.
Une fois que vous vous êtes connecté, recherchez et cliquez sur l’onglet «Chèques non encaissés», qui devrait apparaître sur le côté droit de votre écran si vous utilisez un ordinateur. Vous y trouverez une liste des chèques personnels non encaissés, tels que les remboursements d’impôt, les crédits d’impôt et les prestations, datant de plus de six mois.
Si vous recherchez des paiements plus récents, des chèques d’entreprise ou des chèques fiduciaires, vous devrez contacter l’ARC par téléphone. Appelez également l’ARC par téléphone si vous recherchez des prestations ou des subventions COVID-19 non encaissées.
Que vous effectuez une recherche en ligne ou que vous appelez par téléphone, vous devrez remplir un formulaire et le soumettre en ligne ou par courrier pour recevoir votre argent. Si vous êtes inscrit au service de dépôt direct de l’ARC, les fonds seront versés directement sur votre compte bancaire. Sinon, un chèque papier vous sera envoyé par la poste.
Selon les données obtenues par Adam Chambers, porte-parole conservateur en matière de finances, au cours des quatre derniers exercices financiers, les Canadiens n’ont pas encaissé environ 3,9 millions de chèques papier émis par le gouvernement, pour un montant total de 2,1 milliards $.
Si vous ne voulez pas manquer un autre paiement du gouvernement, il vous suffit de vous inscrire au dépôt direct sur votre compte bancaire. Vous pouvez le faire en ligne via votre compte ARC ou en vous rendant à votre banque ou à votre institution financière. Vous ne pouvez pas vous inscrire au dépôt direct par téléphone.
Le gouvernement fédéral préfère depuis longtemps payer les Canadiens par dépôt direct. Le coût administratif de l’émission d’un chèque du gouvernement est d’environ 1,83 $. Seulement 8,51 % des paiements fédéraux sont actuellement effectués par chèque, ce qui coûte au gouvernement des millions de dollars chaque année.

