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Tarifs de Trump: le message de Christine Fréchette aux Québécois

La première ministre s’est adressée aux Québécois dans une déclaration vidéo.

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Menaces tarifaires: Fréchette lance un message aux Québécois La première ministre du Québec Christine Fréchette lance un message aux Québécois concernant entre autres les menaces tarifaires.

Le sujet des menaces tarifaires du président américain Donald Trump s’est sans surprise invité dans les discussions au Conseil de la fédération réunissant les premiers ministres provinciaux et Mark Carney à Charlottetown, à l’Île-du-Prince-Édouard.

Si celui-ci a voulu se montrer rassurant et envoyer un message d’unité aux Canadiens jeudi, Christine Fréchette en a aussi profité pour s’adresser aux Québécois dans une déclaration transmise aux médias.

Voyez sa déclaration dans la vidéo liée à l’article.

«À toutes les Québécoises et les Québécois qui se demandent de quelle manière ça va avoir un impact sur leur entreprise, leur emploi ou encore leur famille, je veux vous dire une chose : je vous entends et vous êtes ma priorité. Et vous ne traverserez pas seuls cette période d’incertitude», a-t-elle affirmé, ajoutant qu’elle rencontrerait Mark Carney lors d’un entretien privé au cours de la journée.

La première ministre a mentionné qu’elle partagerait trois demandes : que les provinces aient accès au plan de négociations fédéral avec les États-Unis, que les intérêts québécois soient «pleinement pris en compte», notamment en lien avec la gestion de l’offre et la «spécificité culturelle», et qu’Ottawa soit en mesure de déployer rapidement des mesures d’aide aux travailleurs et aux employeurs touchés par les tarifs.

Les demandes de Mme Fréchette font écho à celles de ses homologues provinciaux, qui réclament de Mark Carney l’élaboration d’un plan solide pour naviguer au travers des droits de douane du président américain et de son administration.

Dans une publication sur les réseaux sociaux en fin d’avant-midi jeudi, la première ministre a d’ailleurs réitéré sa volonté de collaborer avec ses collègues des différentes provinces et territoires au pays et a mentionné avoir discuté avec les premiers ministres du Nouveau-Brunswick, de la Colombie-Britannique et de la Saskatchewan mercredi.

«Cette rencontre de travail nous a permis d’échanger sur nos réalités respectives, mais également d’identifier des points de convergence qui peuvent guider nos actions dans cette guerre commerciale», a mentionné Mme Fréchette.

«Bien que nos réalités, nos enjeux, nos économies et nos cultures soient différents, nous partageons le même objectif dans le contexte actuel : protéger nos entreprises et nos travailleurs.»

De nouveaux droits de douane de 50%

Lundi soir, le gouvernement américain a annoncé son intention d’imposer des droits de douane de 50 % sur des centaines de catégories de produits canadiens. Plus précisément, les États-Unis contestent les interdictions provinciales visant les alcools américains, le régime de gestion de l’offre dans le secteur laitier, ainsi que certains droits de douane et quotas applicables aux voitures importées au Canada en provenance des États-Unis, selon trois proclamations publiées par Trump.

Le ministre du Commerce Canada-États-Unis, Dominic LeBlanc, a rejoint M. Carney à Charlottetown jeudi à l’occasion de la réunion des premiers ministres. Son cabinet a confirmé à CTV News que le ministre s’était entretenu mardi avec le représentant américain au Commerce, Jamieson Greer, après que M. Carney eut discuté avec M. Trump de l’intensification des négociations commerciales entre le Canada et les États-Unis dans les semaines à venir.

«Nous nous réjouissons à l’idée de poursuivre le dialogue avec les États-Unis afin de régler les questions en suspens, dans l’intérêt mutuel de nos citoyens», a indiqué le cabinet de M. LeBlanc par courriel.

Certains indices laissent penser que la négociatrice en chef du Canada auprès des États-Unis, Janice Charette, et l’ambassadeur du Canada aux États-Unis, Mark Wiseman, ont examiné les points de pression sur les Américains qui pourraient entrer en ligne de compte dans une éventuelle riposte, bien que M. Greer ait déclaré aux législateurs américains qu’il avait cru comprendre que le Canada ne riposterait pas.

Il pourrait s’agir notamment de cibler des régions où le coût de la vie est particulièrement élevé pour les Américains, et où cela pourrait coïncider avec des élections législatives serrées prévues cet automne.

Avec de l’information de CTV News et de La Presse canadienne