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«Toutes les options sont sur la table» dans les négociations commerciales avec les États-Unis, dit Carney

«Soyons clairs sur la manière dont le Canada réagit.»

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Le Canada fera «tout ce qu’il faudra» face à la guerre commerciale de Trump, dit Carney Le premier ministre Mark Carney a affirmé jeudi que le Canada ferait «tout ce qu’il faut pour défendre et soutenir nos familles, nos travailleurs et nos entreprises», dans le contexte d’une guerre commerciale en cours avec les États-Unis.

S’adressant aux journalistes à la sortie de sa réunion de quatre heures avec les premiers ministres provinciaux et territoriaux jeudi, Mark Carney a affirmé que «tout est sur la table» en ce qui concerne les négociations avec les États-Unis, si aucun accord n’est conclu avant l’entrée en vigueur de la nouvelle série de droits de douane.

«Tout est sur la table, en fonction de l’issue des négociations, oui», a répété le premier ministre.

Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.

Dans ses remarques initiales livrées aux journalistes à l’issue de la réunion, M. Carney a également déclaré que ses discussions avec les dirigeants provinciaux et territoriaux illustraient «le bon fonctionnement de la fédération», citant l’unité nationale face aux dernières menaces de Trump.

«Soyons clairs sur la manière dont le Canada réagit», a-t-il affirmé.

«Oui, nous intensifions nos négociations avec les États-Unis en vue de parvenir à un accord global couvrant tous les secteurs concernés par les droits de douane.»

—  Mark Carney

Deux façons de voir l’ultimatum de Trump

Lorsqu’on lui a demandé si le délai de 30 jours fixé pour les négociations commerciales constituait réellement une opportunité d’envisager une issue avec les États-Unis, ou s’il s’agissait simplement d’une nouvelle tactique de pression de la part de l’administration Trump, M. Carney a répondu : «Les deux.»

Le premier ministre a fait part de deux observations concernant ce délai.

«Premièrement, nous reconnaissons tous que la chose la plus importante que nous puissions faire est de continuer à renforcer et à unir notre économie. C’est notre priorité absolue », a-t-il déclaré, ajoutant qu’il s’agissait d’un avantage immédiat pour les Canadiens et d’un élément «sur lequel nous avons le contrôle».

«Deuxièmement, nous devons faire front commun en ce qui concerne nos échanges commerciaux, notre stratégie, notre stratégie de négociation et nos objectifs. Et cette unité passe notamment par la prise de conscience qu’il ne s’agit pas d’une série de petits enjeux commerciaux : ce sont des enjeux commerciaux de grande envergure. Tous doivent faire partie de l’accord.»

«Le Canada fera tout ce qu’il faut»

M. Carney rencontrait ce jeudi les premiers ministres provinciaux à Charlottetown, lors de la dernière journée du rassemblement annuel des dirigeants provinciaux et territoriaux, alors que la question des menaces du président américain Donald Trump d’imposer des droits de douane cumulés sur les produits canadiens continue de peser lourdement.

En avant-midi, Mark Carney a affirmé que le Canada ferait «tout ce qu’il faut pour défendre et soutenir nos familles, nos travailleurs et nos entreprises», dans le contexte d’une guerre commerciale en cours avec les États-Unis.

«Nous sommes dans une position plus forte qu’au début de cette guerre commerciale, il y a 18 mois», a insisté M. Carney. «Nous sommes dans une position plus forte grâce à la détermination des Canadiens eux-mêmes, et je tiens à le souligner, grâce à l’engagement des premiers ministres provinciaux et territoriaux réunis autour de cette table.»

Les dirigeants des provinces et territoires du Canada ont consacré la majeure partie de la journée de mercredi à des discussions à huis clos — portant sur un large éventail de sujets, selon un communiqué publié par la suite — et indiquent que la priorité de jeudi sera d’entendre le plan de négociation d’Ottawa concernant Trump.

Les premiers ministres demandent un plan

Les droits de douane annoncés par Donald Trump frapperont 28 milliards $ d’exportations canadiennes à compter du 19 août, mais M. Carney a fait valoir que le pays a multiplié les partenariats et missions économiques et renforcé son économie intérieure et ses infrastructures.

Il n’a jamais évoqué de nouvelles représailles visant les États-Unis.

«Nous sommes en train de bâtir un réseau commercial qui fait l’envie du monde», avec l’accès à 1,5 milliard de consommateurs grâce à 16 accords de libre-échange supplémentaire avec 51 pays, a fait valoir le premier ministre.

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Il a également évoqué son objectif de renforcer le réseau de transport d’électricité pancanadien. Or le Québec veut justement faire financer une future ligne de transmission électrique pour ses projets de centrales hydro-électriques additionnelles sur le fleuve Churchill au Labrador, en partenariat avec Terre-Neuve-et-Labrador.

M. Carney est toutefois resté silencieux sur une des revendications principales des provinces, soit accroître le financement fédéral en santé, qui atteindra bientôt un plancher historique à environ 21 % alors que les besoins ne cessent d’augmenter et qu’Ottawa a déjà couvert 50 % des dépenses autrefois.

Après deux jours de réunion à Charlottetown mardi et mercredi, les premiers ministres des provinces attendaient impatiemment l’arrivée du chef du gouvernement fédéral jeudi pour convenir d’une stratégie commune de riposte aux États-Unis et des divergences se dessinent sur la marche à suivre.

Le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, est apparu comme un faucon qui souhaite que le Canada frappe encore plus durement les États-Unis en surtaxant l’énergie, l’exportation de l’électricité et des produits pétroliers dont les Américains ont besoin.

En mêlée de presse jeudi, il a exigé une «stratégie forte» de la part de M. Carney, mais n’a pas voulu préciser quelles étaient ses exigences pour cette stratégie.

Ses collègues des autres provinces semblent plus réticents à y aller de représailles visant les Américains et la première ministre Christine Fréchette a fait remarquer plus tôt cette semaine que les mesures prises par le Canada auparavant n’avaient vraisemblablement pas réussi à apaiser l’administration Trump.

La première ministre du Nouveau-Brunswick, Susan Holt, a affirmé que l’objectif du sommet de jeudi était de concevoir une «stratégie unifiée».

Elle a assuré que les premiers ministres n’étaient pas divisés même si les médias rapportaient autre chose.

Le premier ministre de l’Île-du-Prince-Édouard, Rob Lantz, qui s’est également adressé aux médias avant de se rendre à un déjeuner avec les autres premiers ministres provinciaux, a appelé à une approche «offensive» dans les négociations commerciales avec les États-Unis.

«Mettons tout sur la table, finissons-en», a soutenu M. Lantz.

Cette réunion des premiers ministres intervient quelques jours seulement après que le président américain, Donald Trump, eut signé des décrets imposant des droits de douane de 50 % sur divers produits canadiens, allant des bâtons de hockey au miel, en passant par le ciment.

Les responsables de l’administration Trump affirment que ces droits de douane, qui entreront en vigueur le 19 août, constituent une riposte aux interdictions provinciales visant les alcools américains, au système canadien de gestion de l’offre dans le secteur laitier et aux quotas imposés sur certains véhicules américains.

Les premiers ministres provinciaux ont appelé M. Carney et ses négociateurs à redoubler d’efforts pour apaiser les tensions commerciales et œuvrer au renouvellement de l’accord de libre-échange entre les États-Unis, le Canada et le Mexique.

Mais les 13 dirigeants provinciaux et territoriaux du pays viendront également à la table de négociations avec leurs propres demandes, notamment pour qu’Ottawa augmente le financement fédéral des soins de santé et accélère l’approbation des grands projets.

Cette rencontre entre les premiers ministres et M. Carney intervient à l’issue d’un sommet du Conseil de la fédération de trois jours organisé à Charlottetown par M. Lantz.

Avec de l’information de La Presse canadienne

CTV News

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