La première ministre du Québec et cheffe de la Coalition avenir Québec (CAQ), Christine Fréchette, s’est dite ouverte à faire des concessions dans les négociations commerciales avec les États-Unis, mais seulement si le Québec fait des gains.
En point de presse lundi en Mauricie pour présenter les candidats de la région pour les élections d’octobre prochain, Christine Fréchette a précisé que certains éléments demeuraient toutefois «non négociables».
«La gestion de l’offre, c’est non négociable, tout comme la protection de la culture, de la langue française et de la culture québécoise. Tout ça est incontournable, il faut que ce soit protégé», a-t-elle signifié.
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La première ministre du Québec a répété qu’elle était ouverte à ce que des produits américains refassent leur apparition sur les tablettes de la Société des alcools du Québec (SAQ), mais «seulement si le Québec obtenait des gains».
Selon Mme Fréchette, ce gain pourrait se traduire, par exemple, par un abaissement des barrières tarifaires pour des secteurs importants pour le Québec, dont ceux de la forêt, de l’aluminium et du manufacturier.
Le Canada et les États-Unis en pourparlers
Le gouvernement du Canada et les États-Unis peaufinent actuellement les détails d’un accord commercial distinct de l’accord trilatéral officiel conclu entre les États-Unis, le Canada et le Mexique.
Selon CTV News, le Canada envisage de supprimer des contre-tarifs douaniers sur les automobiles et des interdictions provinciales sur l’alcool. Des propositions seraient également échangées concernant la modification du mode de gestion des quotas laitiers.
Un accord commercial doit être conclu d’ici au 19 août prochain, moment où les États-Unis menacent de faire entrer en vigueur des droits de douane supplémentaires de 50 % sur les exportations canadiennes.
