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Guerre commerciale: le ministre LeBlanc rencontre à nouveau le représentant américain au commerce

Il sera accompagné de la négociatrice en chef du Canada, Janice Charette, pour cette rencontre qui aura lieu à Washington.

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Le ministre du commerce entre le Canada et les États-Unis, Dominic LeBlanc, prend part, le 23 juillet 2026, à une rencontre des premiers ministre provinciaux avec le premier ministre fédéral à Charlotettown, à l'Île-du-Prince-Édouard. LA PRESSE CANADIENNE Le ministre du commerce entre le Canada et les États-Unis, Dominic LeBlanc, prend part, le 23 juillet 2026, à une rencontre des premiers ministre provinciaux avec le premier ministre fédéral à Charlotettown, à l'Île-du-Prince-Édouard. LA PRESSE CANADIENNE (Darren Calabrese)

Le ministre responsable des relations commerciales entre le Canada et les États-Unis, Dominic LeBlanc, a rencontré jeudi le représentant américain au commerce, Jamieson Greer, pour une deuxième semaine d’affilée.

Encore une fois, il était accompagné de la négociatrice en chef du Canada, Janice Charette, pour cette rencontre qui se déroulait à Washington.

Dans un message publié sur «X» en fin de journée, le ministre LeBlanc a qualifié la rencontre de «constructive et approfondie».

«Notre objectif demeure le même: conclure une entente globale qui traite des tarifs sectoriels et qui est bénéfique pour les travailleurs, les agriculteurs et les entreprises canadiennes», a-t-il ajouté.

Le 19 août, date à laquelle le président américain Donald Trump entend frapper le Canada de nouveaux droits de douane, approche à grands pas.

Questionné jeudi à savoir s’il était maintenant temps qu’il se rende à la Maison-Blanche, le premier ministre Mark Carney a fait valoir qu’il avait déjà la possibilité de parler fréquemment avec M. Trump. «On va avoir d’autres conversations quand ce sera nécessaire», a-t-il répondu au cours d’un passage à Saguenay, au Québec.

Appelé à réagir au fait que M. Trump a qualifié le Canada de «nasty», M. Carney a laissé échapper un rire. «Oui, c’est une négociation ‘tough’. On peut changer l’adjectif et dire ‘nasty’, mais (pour) le Canada, c’est une question de jobs canadiens, c’est une question de l’avenir des entreprises canadiennes», a-t-il enchaîné.

«Nasty», le Canada? Carney réplique aux insultes de Trump Mark Carney a été questionné jeudi sur les propos de Donald Trump qui a qualifié les Canadiens de «nasty».

Appelé à réagir au fait que M. Trump a qualifié le Canada de «nasty», M. Carney a laissé échapper un rire. «Oui, c’est une négociation ‘tough’. On peut changer l’adjectif et dire ‘nasty’, mais (pour) le Canada, c’est une question de jobs canadiens, c’est une question de l’avenir des entreprises canadiennes», a-t-il enchaîné.

Les nouveaux droits de douane que M. Trump menace d’imposer aux importations canadiennes s’élèvent à 50 % et visent toute une gamme de produits. Cette fois-ci, il n’y a pas d’exemption pour les marchandises conformes à l’entente de libre-échange connue comme étant l’ACEUM.

La Maison-Blanche a présenté sa nouvelle salve tarifaire comme une riposte aux interdictions provinciales sur l’alcool, au système canadien de gestion de l’offre laitière et à certains quotas automobiles.

Dans la foulée, M. Carney avait promis que les négociations commerciales avec les États-Unis allaient s’intensifier.

Aux yeux du chef conservateur Pierre Poilievre, M. Carney n’a, jusqu’à présent, obtenu aucun gain auprès des Américains bien qu’il ait fait plusieurs concessions.

«Il n’y a pas de ‘deal’, il n’y a pas de résultat, il n’y a pas d’entente et il n’y a pas victoire. La seule chose qui est arrivée, c’est que M. Carney a fait une concession après l’autre, en même temps que M. Trump a doublé les tarifs sur l’aluminium, l’acier, et triplé les tarifs sur le bois d’œuvre», a dit M. Poilievre au cours d’un point de presse à Saint-Jean, à Terre-Neuve-et-Labrador.

La guerre tarifaire déclenchée par le président américain dure depuis plus d’un an.

Au début juillet, Washington a annoncé qu’il refusait de renouveler l’ACEUM dans sa forme actuelle pour les 16 prochaines années, comme le souhaitaient le Canada et le Mexique. Cette décision américaine a déclenché un processus de révision annuelle qui n’a jamais eu lieu auparavant.

Le réexamen annuel est renouvelable, et ce, jusqu’à dix ans, période à l’issue de laquelle l’ACEUM expirerait si aucune voie de passage n’était trouvée pour prolonger l’entente au-delà de son échéance de 2036.

Le Canada espère alléger, au terme de négociations bilatérales avec les États-Unis, les droits de douane sectoriels visant notamment l’acier et l’aluminium.

Le «Globe and Mail» a rapporté qu’une avenue envisagée est que le Canada mette en place des quotas d’exportation d’acier et d’aluminium afin d’amoindrir les droits de douane visant ces secteurs. Ces informations, émanant de sources anonymes, n’ont pas été confirmées par La Presse Canadienne.

Le ministre LeBlanc est à Washington depuis mardi. Ce jour-là, il a rencontré le président et directeur général de l’Association des manufacturiers aux États-Unis, Jay Timmons. Mercredi, il a rencontré les sénateurs républicains Kevin Cramer et Bill Hagerty.

Après sa rencontre avec M. Greer, M. LeBlanc a prévu de s’entretenir avec les ministres des provinces et des territoires qui sont responsables du dossier commercial. Il doit aussi rencontrer jeudi le Comité consultatif sur les relations économiques entre le Canada et les États-Unis dont fait notamment partie l’ex-premier ministre du Québec Jean Charest.

Émilie Bergeron

Émilie Bergeron

Journaliste