Bien que le Canada envisage de lever les interdictions sur la bière et les spiritueux américains, le Québec ne suivra pas le mouvement tant qu’un accord ne sera pas conclu qui serve les intérêts des Québécois, indique le bureau de la première ministre Christine Fréchette.
Vendredi, CTV News a révélé certaines des propositions sur la table alors qu’Ottawa et Washington peaufinent un nouvel accord commercial. Parmi celles-ci figurent, selon certaines sources, la suppression des contre-tarifs douaniers sur les automobiles et des interdictions provinciales sur l’alcool.
Mais le cabinet de Mme Fréchette a déclaré dans un communiqué qu’il était «essentiel» de défendre les intérêts du Québec dans le contexte de la guerre commerciale en cours, ajoutant que c’est «le Québec, et le Québec seul, qui prendra la décision» de remettre les spiritueux américains à la SAQ.
Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.
«Le retrait des produits américains des rayons de la SAQ restera en vigueur jusqu’à ce qu’un accord que nous jugeons équitable ait été négocié. La vente d’alcool relève exclusivement de la compétence du gouvernement du Québec», indique le communiqué.
Lorsque le président américain Donald Trump a annoncé le mois dernier de nouveaux droits de douane de 50 % sur les produits canadiens — notamment le vin, les crosses de hockey et le ciment —, il a invoqué l’interdiction du Québec sur les alcools, entrée en vigueur le 4 mars 2025.
En réponse, le cabinet de M. Fréchette a déclaré que cette mesure resterait en vigueur tant que les États-Unis maintiendraient leurs « droits de douane injustifiés ». Depuis, les ventes de produits alcoolisés québécois ont bondi de 70 % en un an.
Les nouveaux droits de douane annoncés par la Maison Blanche doivent entrer en vigueur le 19 août, ce qui a donné lieu récemment à des négociations « tendues », les responsables des deux pays s’efforçant de parvenir à un accord bilatéral en dehors du cadre de l’accord trilatéral officiel entre les États-Unis, le Canada et le Mexique.


