L’Université Cornell a annoncé mardi la suspension des fêtes organisées par les fraternités, les associations étudiantes masculines, jusqu’à la fin de l’année universitaire, après l’indignation suscitée aux États-Unis par des accusations de viols en réunion sur une étudiante.
«Ces mesures permettront de disposer du temps nécessaire pour mener un examen approfondi de la vie au sein des fraternités à Cornell, afin de déterminer si et comment celle-ci peut se poursuivre en toute sécurité», a déclaré le président de l’établissement, Michael Kotlikoff, dans un communiqué.
L’affaire avait éclaté le mois dernier après qu’une jeune femme a saisi la justice civile.
Âgée de 20 ans au moment des faits, elle affirme avoir été violée par sept étudiants, membres de la fraternité Chi Phi, une association étudiante masculine, alors qu’elle avait consommé de l’alcool et de la kétamine.
Ces révélations ont déclenché une vague d’indignation sur le campus de Cornell et au-delà, beaucoup les considérant comme emblématique d’une culture liée aux fraternités dans les universités.
Elle a également suscité de vives critiques à l’encontre de la prestigieuse institution, ainsi que des procureurs de New York, qui n’avaient engagé aucune poursuite pénale contre les auteurs présumés à l’époque des faits.
Une enquête a depuis été rouverte et des poursuites envisagées contre les agresseurs présumés.
Une enquête externe indépendante doit également examiner la gestion de l’affaire par l’établissement.