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Piqué par une tique? Voici quoi faire

La première chose à savoir, c’est qu’il faut retirer rapidement la tique qui s’accroche à vous.

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Piqué par une tique? Voici quoi faire Les tiques à pattes noires sont actives au Québec depuis plusieurs semaines déjà, et à en croire les publications sur les réseaux sociaux, plusieurs personnes retrouvent ces petites bestioles accrochées sur elles. Voici donc quoi faire si vous vous faites piquer par une tique.

Les tiques à pattes noires sont actives au Québec depuis plusieurs semaines déjà, et à en croire les publications sur les réseaux sociaux, plusieurs personnes retrouvent ces petites bestioles accrochées sur elles. Voici donc quoi faire si vous vous faites piquer par une tique.

La première chose à savoir, c’est qu’il faut retirer rapidement la tique qui s’accroche à vous.

«Si on arrive à retirer la tique dans les 24 à 48 heures suivant la piqûre, le risque que cette tique nous transmette la bactérie qui cause la maladie de Lyme devient plus faible», a expliqué à Noovo Info Najwa Ouhoummane, conseillère scientifique spécialisée à l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ).

Pour retirer une tique, il est fortement recommandé d’utiliser une pince à pointe fine ou un tire-tique, des outils que l’on retrouve facilement en pharmacie.

«Il faut mettre la pince le plus proche de notre peau et tirer la tique doucement, mais de façon continue et vers le haut. Afin de la retirer au complet, il ne faut pas la tourner ni la briser», a conseillé Mme Ouhoummane.

Phases croissance tiques Les phases de croissance des tiques. (INSPQ)

La conseillère scientifique de l’INSPQ demande d’ailleurs aux gens d’éviter d’autres techniques de retrait, comme l’application de chaleur ou d’huiles naturelles.

«Ça risque d’irriter la tique. Si la tique est irritée, elle risque d’être stressée et le risque qu’elle nous transmette la bactérie est plus grand», a expliqué Najwa Ouhoummane.

Une fois la tique retirée de la peau, nettoyer la zone de la piqûre avec de l’eau et du savon ou avec un désinfectant à base d’alcool.

En ce qui concerne la tique, il est recommandé de la mettre dans un pot sur lequel on inscrit la date de retrait, l’endroit de la piqûre et la zone d’où provient la tique. Il faut ensuite mettre le pot au réfrigérateur pour quelque temps.

«C’est important de faire ça parce que ça pourrait nous être utile au cas où on aurait besoin de consulter un professionnel de la santé», a affirmé Mme Ouhoummane.

Après avoir été piqué par une tique, il est aussi recommandé d’appeler Info-Santé (811).

«L’infirmière pourra nous orienter à savoir s’il faut consulter ou non un médecin. Et si on a été piqué dans une zone où la maladie de Lyme est jugée endémique, donc dans une zone où le risque d’être infecté par la bactérie est élevé, on peut recevoir un traitement préventif», a expliqué Najwa Ouhoummane.

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En cas d’apparition de symptômes, comme une forte rougeur autour du site de la piqûre accompagnée de frissons, de maux de tête et de fatigue, il vaut mieux consulter, selon Najwa Ouhoummane.

«Si la maladie n’est pas traitée à cette étape, elle peut évoluer vers des symptômes un peu plus sévères qui peuvent parfois nécessiter une hospitalisation», a-t-elle expliqué.

Mme Ouhoummane a tenu à préciser que ce ne sont pas toutes les tiques à pattes noires qui portent la bactérie responsable de la maladie de Lyme.

«Même dans les zones les plus endémiques pour la maladie de Lyme, c’est-à-dire dans les zones où la tique est bien établie et où le risque d’attraper la maladie est plus important, c’est environ 30 % des tiques qui sont porteuses de la bactérie», a-t-elle affirmé.

Lyme : des centaines de cas par année

«La maladie de Lyme est en progression», avait souligné Najwa Ouhoummane dans une autre entrevue avec Noovo Info en indiquant que les changements climatiques font en sorte que la tique à pattes noires survit davantage, et donc, devient plus abondante.

«Aussi, elle progresse vers d’autres régions. Elle s’étend de plus en plus vers le nord du Québec», avait-t-elle ajouté en précisant que les experts s’attendent aussi à ce que les cas de maladie de Lyme augmentent.

Selon des données de l’INSPQ, la surveillance des maladies transmises par les tiques acquises au Québec fait état de 728 cas de maladie de Lyme en 2024.

C’est dans la région de l’Estrie que l’on retrouve le plus de cas déclarés, soit un total de 406, suivi de la Montérégie avec 196 cas de maladie de Lyme, puis des Laurentides avec 31 cas.

Les données de 2024 indiquent que 8 % des cas ont été hospitalisés, avec cinq cas admis en soins intensifs. «Aucun décès directement attribuable à la maladie de Lyme n’a été répertorié», précise-t-on.