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Hantavirus: de nouveaux détails révélés concernant des Canadiens placés en isolement

«Heureusement, ils restent asymptomatiques et plusieurs jours se sont écoulés depuis leur voyage et leur retour en Ontario.»

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Hantavirus: quels sont les risques pour les Québécois? Marie-Christine Bergeron s’entretient avec la directrice nationale de santé publique, la Dre Caroline Quach sur l’éclosion d’hantavirus.

Deux résidents de l’Ontario qui se trouvaient à bord d’un navire touché par une épidémie de hantavirus vivent sous le même toit dans le comté de Grey-Bruce et sont actuellement en isolement à domicile, a déclaré le médecin-chef de l’Ontario à CTV News.

Le Dr Kieran Moore a expliqué à CTV News Toronto lors d’une entrevue que les deux personnes sont rentrées en Ontario le 25 avril et sont placées en observation pendant une période de 45 jours. Elles ne présentent toutefois aucun symptôme.

Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.

«Ce sont les deux seules personnes que nous surveillons quotidiennement pour nous assurer qu’elles restent asymptomatiques», a-t-il expliqué. «Ce ne sont pas des cas confirmés, ce sont des contacts ayant été en contact avec le navire, et je tiens simplement à rassurer tout le monde: elles ne présentent aucun symptôme à l’heure actuelle.»

L’Ontario ne s’attend pas à accueillir d’autres patients provenant du navire, selon lui.

Le Dr Moore a indiqué qu’il estimait peu probable que ces deux personnes aient transmis le hantavirus à qui que ce soit depuis leur retour, car rien n’indique qu’elles en soient elles-mêmes atteintes.

Les responsables de la santé publique ont déjà indiqué que la période d’incubation du hantavirus pouvait aller d’une à quatre semaines.

«Heureusement, ils restent asymptomatiques et plusieurs jours se sont écoulés depuis leur voyage et leur retour en Ontario ; nous avons donc la quasi-certitude qu’ils n’ont pas, par inadvertance, fait courir de risque au grand public, et nous restons en contact quotidien avec eux au cas où ils développeraient des symptômes», a-t-il mentionné.

Le service de santé local, Grey-Bruce Health, surveille actuellement leurs symptômes quotidiennement. Si les deux personnes développaient des symptômes, selon le Dr Moore, un plan est en place pour prendre soin d’elles.

À ce jour, huit cas ont été confirmés, dont trois décès, en lien avec l’épidémie à bord du MV Hondius, un navire de croisière qui a quitté l’Argentine le 1er avril avant de faire plusieurs escales autour d’îles isolées de l’Atlantique Sud.

Hantavirus: Trois Canadiens exposés, dont un Québécois Trois Canadiens, dont un Québécois, ont été exposés à l’hantavirus à l’origine d’une éclosion sur un bateau de croisière. Ils ont été placés en quarantaine à leur retour au pays.

Le hantavirus est un virus potentiellement mortel qui se transmet généralement par contact avec l’urine, les excréments ou la salive de rongeurs infectés, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Selon l’OMS, la transmission interhumaine est rare, mais a été observée lors de certaines épidémies précédentes.

Contrairement à la COVID, le hantavirus n’est pas une nouvelle infection et il existe des protocoles bien établis pour y faire face, rapporte le Dr Moore.

«Nous connaissons ce virus (le hantavirus) depuis 1995, nous savons que sa transmission entre humains est très limitée», a-t-il dit. «L’Argentine nous a fait part de ses protocoles, de ses politiques et de ses recommandations sur la manière de suivre ces patients ; ce pays possède la plus grande expérience avec ce virus, et d’après ce que nous comprenons de l’Organisation mondiale de la santé, il n’y a pas eu de changement significatif dans ce virus à notre connaissance. »

Il a affirmé que le système de santé de l’Ontario est bien équipé pour gérer ce type d’infections et qu’il n’y a pas de conseil particulier à donner au public pour qu’il agisse différemment.

«Mon message principal est que le risque est faible pour les Ontariens, mais que nous sommes prêts», a ajouté le Dr Moore.

La médecin hygiéniste de Toronto, la Dre Michelle Murti, a soutenu jeudi à CP24 que l’hantavirus est extrêmement rare en Ontario et que la province n’a pas enregistré de cas «au cours des dix dernières années».

«La plupart des cas au Canada surviennent généralement dans d’autres provinces, en Colombie-Britannique, au Manitoba et au Québec. Mais même ainsi, nous n’avons enregistré que 109 cas depuis 1989», a-t-elle dit.

Avec des informations de Siobhan Morris et de l’AP