Le président des États-Unis, Donald Trump, s’attend à ce que la guerre commerciale prenne fin «très bientôt», parce que le Canada est «prêt à nous accorder tout ce que nous voulons en ce moment».
Lors d’un rassemblement organisé dimanche à Port Huron, dans le Michigan, M. Trump a répété ses allégations selon lesquelles le Canada «arnaque» les États-Unis dans le dossier des échanges commerciaux.
Selon le président républicain, les États-Unis n’avaient d’autre choix que d’imposer des droits de douane sur des produits canadiens.
M. Trump a soutenu que le différend commercial entre les deux pays sera réglé «très bientôt» et que le Canada est prêt à accorder aux États-Unis «tout ce que nous voulons en ce moment».
Le cabinet du premier ministre Mark Carney n’a pas répondu à une demande de réaction dans l’immédiat.
Les relations diplomatiques entre le Canada et les États-Unis sont tendues depuis que le gouvernement Carney s’est retiré des négociations commerciales officielles, en août, expliquant que les Américains avaient formulé de nouvelles exigences à la dernière minute.
En réponse, Washington a imposé des droits de douane sur des milliards de dollars de produits canadiens, et Ottawa a emboîté le pas en instaurant des droits de douane de rétorsion sur des produits américains.
«Le Canada arnaque les États-Unis depuis des années, d’accord? Depuis des années. Et j’ai dû agir. Nous allons régler cela très bientôt. Ils sont prêts à nous accorder tout ce que nous voulons en ce moment», a déclaré Donald Trump dimanche.
La guerre commerciale est un enjeu majeur à l’approche des élections de mi-mandat du 3 novembre aux États-Unis, en particulier dans des régions où la course est serrée.
Vendredi dernier, à moins de deux semaines des élections de mi-mandat, M. Trump a annoncé qu’il lèverait certains droits de douane de 50 % à la fin du mois, tout en imposant des droits de douane sur des dizaines de nouveaux produits canadiens, notamment les déchets et les eaux usées.
Cette décision donnait suite à une demande de la sénatrice républicaine Susan Collins, du Maine, un État de l’Est situé à la frontière canado-américaine qui a été durement touché par le différend commercial.

