🌐 Guerre commerciale Canada–États-Unis

Un conseiller de Donald Trump attribue le retard de l’accord commercial au référendum en Alberta

«Les négociations se sont intensifiées. Elles prennent de l’ampleur.»

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Kevin Hassett, directeur du Conseil économique national des États-Unis, a accordé une entrevue télévisée à la Maison-Blanche, le 10 décembre 2025, à Washington. Il a affirmé dimanche que la Réserve fédérale pourrait rejeter les avis de Donald Trump s... Archives - Kevin Hassett, directeur du Conseil économique national des États-Unis, a accordé une entrevue télévisée à la Maison-Blanche, le 10 décembre 2025, à Washington. (Alex Brandon/Associated Press)

Le Canada et les États-Unis sont «très près» de conclure une entente commerciale, a déclaré un conseiller clé du président américain Donald Trump, quelques jours après que la Maison-Blanche eut imposé de nouveaux droits de douane sur les produits canadiens et en eut supprimé d’autres.

Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.

Le directeur du Conseil économique national, Kevin Hassett, a fait cette déclaration lors d’une entrevue diffusée dimanche sur Fox News. Il a indiqué que le secrétaire américain au Commerce, Howard Lutnick, s’était entretenu avec ses homologues canadiens tout au long de la semaine dernière, et que les deux parties étaient sur le point de parvenir à un accord.

«Les négociations se sont intensifiées. Elles prennent de l’ampleur.»

—  Kevin Hassett, directeur du Conseil économique national

Interrogé sur les raisons pour lesquelles la politique tarifaire de M. Trump n’avait pas encore abouti à un accord, le conseiller a imputé cette impasse aux «élections canadiennes qui viennent d’avoir lieu, notamment la question de la sécession de l’Alberta». Plus tôt cette semaine, les Albertains ont voté contre la tenue d’un référendum contraignant sur la sortie du Canada.

Cela avait rendu «pratiquement impossible toute négociation avec les Canadiens», a-t-il ajouté.

Trump détient-il «toutes les cartes»?

Ses commentaires font écho à des remarques similaires formulées vendredi par le président américain lui-même. Il a affirmé aux journalistes à Washington qu’il estimait qu’un accord était proche. Son équipe détient «toutes les cartes», a-t-il soutenu.

Plus tard dans la journée, la Maison-Blanche a annoncé une nouvelle série de droits de douane de 50 % sur les produits canadiens.

La sénatrice républicaine du Maine, Susan Collins – qui brigue un nouveau mandat en novembre – s’est attribué le mérite de la suppression des droits de douane sur les produits canadiens essentiels au secteur agricole de son État. Elle a qualifié le Canada de «voisin, allié et principal partenaire commercial» des États-Unis.

Parmi les produits bénéficiant d’exemptions : les algues, les boîtes d’emballage et certaines feuilles de contreplaqué. En contrepartie, la Maison-Blanche a imposé des droits de douane sur la poudre de cacao, les revêtements de plancher en vinyle et les shampoings, entre autres produits. La liste complète des produits désormais soumis à des droits de douane de 50 % est disponible ici.

Ces modifications entreront en vigueur à la fin du mois, venant s’ajouter à une vaste gamme de produits canadiens déjà soumis à des droits de douane américains à l’importation, notamment les métaux, le bois d’œuvre et les automobiles. D’autres produits ont été purement et simplement interdits, comme la bière, les spiritueux et les motocyclettes.

Samedi, CTV News s’est entretenu avec le chef de la direction de Preverco, un important fabricant canadien de planchers de bois franc. Il a indiqué que les derniers droits de douane de 50 % imposés par M. Trump sur son produit pourraient avoir des conséquences dévastatrices pour le secteur.

«Du jour au lendemain, nous perdons 25 % de notre chiffre d’affaires», a expliqué Jean-François Dufresne. Il a écrit au ministre fédéral des Finances, François-Philippe Champagne, pour solliciter une rencontre.

Dans un communiqué, le bureau du ministre responsable du Commerce Canada-États-Unis, Dominic LeBlanc, a indiqué que le gouvernement évaluerait les dernières mesures tarifaires et que «le Canada est prêt à travailler de manière constructive et de bonne foi à l’établissement de relations commerciales plus mutuellement avantageuses» avec les États-Unis.