Bombardier a annoncé vendredi son intention d’embaucher 800 personnes aux États-Unis dans le cadre de la première phase d’un plan d’investissement de 270 millions $ visant à étendre son réseau américain de services aéronautiques.
Le constructeur, dont le siège est à Montréal, a mentionné que ces postes seraient créés à son siège américain du Kansas, ainsi qu’au Texas, dans l’Indiana et dans le Connecticut.
Le président et chef de la direction de Bombardier, Éric Martel, précise que, d’après les discussions menées avec l’administration américaine, l’entreprise entrevoit un avenir prometteur ainsi qu’un environnement favorable pour poursuivre ses investissements directs aux États-Unis.
«Notre réseau de service américain est un pilier clé de la stratégie de croissance de Bombardier, a-t-il déclaré dans un communiqué. Cette nouvelle vague d’expansion et d’embauche témoigne de notre confiance à long terme à l’égard de ce marché et de nos équipes aux États-Unis.»
Cette annonce intervient quelques jours seulement après que le président américain Donald Trump est revenu sur sa menace d’interdire au constructeur québécois d’avions d’affaires de vendre ses appareils aux États-Unis.
S’exprimant lors d’un rassemblement de campagne, il a dit avoir revu son opinion sur le constructeur d’avions d’affaires qu’il ne considérait plus comme un simple fabricant canadien, après avoir pris connaissance de ses activités aux États-Unis.
M. Trump a publié dans la nuit un message sur les réseaux sociaux au sujet du dernier investissement de Bombardier, soulignant que l’entreprise créerait des milliers d’emplois.
En réalité, Bombardier a précisé que ces 800 postes comprenaient 500 postes actuellement vacants pour lesquels l’entreprise recrute activement, ainsi que 300 emplois supplémentaires qu’elle prévoit de créer dans le cadre de projets d’expansion.
Ces projets d’expansion comprennent un centre d’apprentissage récemment inauguré à Wichita, au Kansas, un nouveau centre de maintenance aéronautique dans l’Indiana dont l’ouverture est prévue en novembre, ainsi que d’autres projets au Texas et dans le Connecticut.
Bombardier a indiqué que ses activités aux États-Unis ont soutenu 27 200 emplois en 2025, y compris les emplois générés par ses fournisseurs et l’activité économique connexe, selon une étude d’Oxford Economics réalisée pour le compte de l’entreprise.
L’entreprise a dépensé 2,8 milliards $ au profit de sa chaîne d’approvisionnement américaine l’année dernière et estime que le nombre d’emplois soutenus par ses activités dépassera les 33 000 à l’issue de l’expansion prévue.
