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Le métro prolongé à Laval? La Ville étudie ce scénario

Laval estime que 37 000 usagers pourraient utiliser la nouvelle antenne pendant l’heure matinale.

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Un train du métro de Montréal sur la ligne orange en direction de la station Montmorency, en 2020. Un train du métro de Montréal sur la ligne orange en direction de la station Montmorency. Image d'archives (La Presse canadienne )

Il y aura bientôt 20 ans, le métro faisait son apparition sous l’île Jésus. Aujourd’hui, la Ville de Laval veut évaluer l’option de prolonger le réseau de la ligne orange sur son territoire.

La Ville a annoncé vendredi avoir confié à la firme d’ingénierie et de conseil Systra Canada le mandat de réaliser une étude d’achalandage approfondie.

«Avec les autoroutes 15 et métropolitaine, les plus achalandées du Québec, le prolongement de la ligne orange dans l’ouest viendrait directement soulager la congestion routière dans la région de Montréal et améliorer la qualité de vie des résidents et résidentes de la région», fait valoir Pierre Brabant, conseiller municipal dans Vimont, responsable des dossiers liés au transport collectif et président de la Société de transport de Laval.

L’étude sera projetée sur un horizon de 30 ans et se penchera sur les bénéfices éventuels pour les futurs usagers et sur le développement économique et urbain de la grande région métropolitaine.

Cette démarche s’ajoute à celle de l’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM), qui a lancé cet été huit zones d’étude métropolitaines visant à évaluer les meilleures options pour développer le transport collectif dans le Grand Montréal.

Deux de ces zones se situent au moins en partie sur le territoire lavallois, soit le Corridor laurentien et la zone Chomedey-Saint-Laurent. Ces rapports devraient être dévoilés en 2026 et 2027.

L’an dernier, Laval évoquait notamment l’ajout éventuel de 42 000 logements sur son territoire dans la prochaine décennie pour justifier une expansion du métro. On estimait alors qu’à la conclusion de celle-ci, près de 37 000 usagers utiliseraient le tronçon prolonger lors de l’heure de pointe matinale, avec «un transfert modal potentiel de 7500 personnes de l’auto vers le métro».

Pendant la campagne électorale, le Parti québécois (PQ), qui a été porté au pouvoir en octobre, n’avait pas évoqué un prolongement du métro à Laval, mais avait avancé la possibilité de connecter la future station Anjou (ligne bleue) à la station Honoré-Beaugrand (ligne verte).

La position de la STM

Jointe par Noovo Info, la Société de transport de Montréal (STM) a précisé que la décision de prolonger ou non le métro à Laval relevait ultimement de l’ARTM.

On ajoute saluer «tout projet visant l’implantation de nouveaux modes de transport structurants dans la région métropolitaine», mais qu’il importe aussi d’avoir les moyens d’«entretenir adéquatement» les infrastructures existantes du métro pour assurer sa fiabilité.

La STM sonne l’alarme sur l’état de ses actifs depuis un moment déjà.

En septembre, sa directrice générale, Marie-Claude Léonard, rappelait que le métro correspond à 50 milliards $ d’actifs et que, «malheureusement», 46 % sont en mauvais état.

Le déficit d’investissement est désormais de 7 milliards $ et, si davantage de fonds ne sont pas alloués à l’entretien et à la modernisation du réseau, celui-ci pourrait atteindre 9 milliards $ en 2030, selon Mme Léonard.

Ligne orange du métro : les nouvelles stations proposées

Laval a déjà une idée de la forme que pourrait prendre l’expansion de la ligne orange. Selon un croquis préliminaire, cinq nouvelles stations verraient le jour: Souvenir, Saint-Martin, Le Carrefour, Curé-Labelle et Chomedey.

Prolongement du métro à Laval La carte préliminaire d'un éventuel prolongement du réseau de métro à Laval. (Ville de Laval)

L’antenne du réseau de Métro à Laval, qui comporte les stations Cartier, De la Concorde et Montmorency, a été mise en service en 2007. Les travaux avaient débuté en 2002.

Une entente pour «économiser 1 G$»

En 2025, Laval annonçait avoir obtenu le soutien «d’importants propriétaires fonciers» pour prolonger la ligne orange du métro et ce, sans frais d’expropriation. Les partenaires en question sont Cadillac Fairview, Cominar, SmartCentres, Jadco, Choice Properties et Harden.

D’après la Ville, cette collaboration permettrait au final d’économiser 1 G$ sur la facture du prolongement. On se référait alors aux coûts défrayés par le prolongement de la ligne bleue à Montréal.

«Notre objectif est clair : que le tunnelier de la ligne bleue se déplace vers Laval une fois sa tâche complétée dans l’est de Montréal», lançait alors le maire Stéphane Boyer.

Avec de l’information de La Presse canadienne