La menace d’un possible conflit de travail chez WestJet inquiète certains consommateurs, même si des protections peuvent s’appliquer au Québec pour recevoir un remboursement, mais sous certaines conditions.
Certains vols du transporteur aérien ont déjà été annulés samedi matin, alors que l’entreprise souhaite éviter que le personnel navigant et les passagers ne se retrouvent bloqués.
Le syndicat qui représente 4400 agents de bord a lancé un préavis de grève de 72 heures qui prendra fin dimanche, peu après minuit, heure locale, à Calgary, où se trouve le siège social de WestJet.
De son côté, la compagnie aérienne a réagi en émettant un préavis de lock-out pour la même période.
Face à ce conflit, l’Office de la protection du consommateur (OPC) a rappelé que les clients des agents de voyages titulaires d’un permis du Québec peuvent bénéficier du Fonds d’indemnisation des clients des agents de voyages (FICAV).
«Le FICAV peut non seulement rembourser les services touristiques que vous n’avez pas reçus à cause de l’annulation d’un vol, mais aussi tous les autres services que vous avez payés à l’agent de voyage et dont vous ne pourrez pas bénéficier du fait de la grève», a expliqué en entrevue Charles Tanguay, du service des communications et de l’éducation à l’OPC.
Cela peut, par exemple, concerner une croisière ou des nuitées d’hôtel manquées en raison de l’annulation ou du retard d’un vol.
«C’est vraiment une protection intéressante dont on serait fou de se passer par les temps qui courent», a souligné M. Tanguay.
La situation se complique toutefois si la réservation de billets d’avion a été faite par l’intermédiaire d’un site web qui n’est pas une agence ou directement auprès du transporteur aérien.
«Le mieux que l’on puisse espérer, c’est de se faire rembourser le vol qui aura été annulé, et encore là, il faut parfois insister», a avancé M. Tanguay.
Ce dernier a toutefois rappelé que les consommateurs ont tout de même des droits, notamment si des transporteurs proposent des crédits voyage.
«C’est votre droit d’exiger le remboursement complet si le service n’est pas rendu», a-t-il soutenu.
Il est sinon toujours possible de se tourner vers l’émetteur de la carte de crédit qui a servi pour acheter les billets afin de demander un remboursement.
