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Une ancienne employée de WestJet raconte son expérience professionnelle

«C’était un métier que j’appréciais vraiment. Mais le salaire n’est tout simplement pas suffisant et il y avait trop de travail non rémunéré pour que cela soit tenable pour moi.»

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Calleigh Gingras Calleigh Gingras, ancienne agente de bord, affirme qu'il y avait «trop de travail non rémunéré» chez WestJet, notamment les contrôles de sécurité et l'entretien des avions. (CTV News)

Une ancienne agente de bord de WestJet affirme avoir quitté son poste en raison d’une «charge de travail non rémunérée trop importante».

Ce texte est la traduction d’un article de CTV News.

Plus de 4000 agents de bord de WestJet devraient se mettre en grève dimanche matin si aucun accord n’est conclu d’ici là.

Le syndicat a déposé jeudi un préavis de grève de 72 heures. WestJet a réagi peu après en émettant un préavis de lock-out.

Le syndicat a indiqué que l’une des principales sources de discorde concernait le travail non rémunéré pour des tâches telles que celles effectuées au sol. WestJet a quant à elle expliqué que toutes les tâches étaient rémunérées via un système d’«heures de crédit» plutôt que par un taux horaire.

Calleigh Gingras a travaillé comme agente de bord au sein de la compagnie aérienne pendant quelques années.

«C’était un métier que j’appréciais vraiment», a-t-elle déclaré vendredi à CTV News Channel. «Mais le salaire n’est tout simplement pas suffisant et il y avait trop de travail non rémunéré pour que cela soit tenable pour moi.»

Elle a indiqué qu’elle allait commencer un nouvel emploi cet automne.

Le syndicat des agents de bord de WestJet a déposé son préavis de grève de 72 heures Voyez le compte-rendu de Lili Mercure.

Selon Mme Gingras, le travail non rémunéré comprenait notamment l’arrivée à l’aéroport environ une heure avant le départ, la réalisation des contrôles de sécurité obligatoires à bord de l’avion et la participation à un breffage d’avant-vol avec le pilote.

«Ensuite, il y a l’embarquement», a-t-elle ajouté, précisant qu’il fallait notamment informer les passagers assis dans les rangées situées près des issues de secours.

Ils n’étaient pas rémunérés pour le temps passé à attendre entre deux vols, a-t-elle précisé.

«On pouvait rester assis pendant des heures», a-t-elle déclaré. «Et les exemples ne manquent pas.»

Cette grève potentielle serait la deuxième impliquant les agents de bord en l’espace d’environ un an, après que près de 10 000 agents de bord d’Air Canada se sont mis en grève pendant trois jours en août 2025 à la suite d’un conflit social similaire.

«Le coût de la vie est hors de contrôle, je pense donc qu’il devient de plus en plus difficile… de l’ignorer», a conclu Mme Gingras à propos des préoccupations salariales.

Avec de l’information de La Presse canadienne

Devika Desai

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