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Les agents de bord de WestJet votent en faveur d’une éventuelle grève: ce que ça signifie pour vos vacances

Si aucune entente n’est conclue d’ici là, une grève pourrait être déclenchée le 2 août.

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Le syndicat représentant des milliers d’agents de bord de WestJet indique que ses membres se sont prononcés massivement en faveur d’une éventuelle grève.

«À l’issue d’une période de réflexion de 21 jours, le personnel de cabine pourrait se mettre en grève dès le 2 août 2026», peut-on lire dans un communiqué de presse du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP).

Dans une note d’information adressée à ses membres et obtenue par La Presse canadienne, le syndicat représentant quelque 4400 membres du personnel navigant commercial de la compagnie aérienne indique que ceux-ci ont voté à 99 % en faveur du mandat de grève.

Ce mandat n’entraîne pas de mouvement de grève immédiat, mais confère aux responsables syndicaux le pouvoir de déclencher une grève après une période de réflexion.

Le SCFP indique que les agents de bord effectuent en moyenne 35 heures de travail non rémunéré chaque mois dans le cadre du système de crédits de vol de WestJet et fait valoir que les salaires ne suivent pas le rythme de l’inflation.

«Nous sommes ici pour faire savoir à la compagnie que le système archaïque et abusif de crédits de vol qu’elle utilise actuellement ne nous rémunère pas de manière appropriée pour notre contribution au succès de cette organisation», a fait savoir la présidente de la section locale 8125 du SCFP, Alia Hussain.

Le directeur général de WestJet, Alexis von Hoensbroech, affirme de son côté que la compagnie aérienne est déterminée à parvenir à un accord.

«Notre priorité, c’est la table des négociations, où nous travaillons avec le syndicat pour élaborer une convention collective qui soit équitable pour nos agents de bord», a-t-il soutenu.

«Et nous avons besoin d’une convention collective qui convienne à WestJet ; entre ces deux éléments, je suis convaincu que nous trouverons une solution qui convienne à tout le monde.»

Conséquences pour le secteur

Ce conflit survient alors que les Canadiens s’apprêtent à entrer dans la période de voyage la plus chargée de l’année, après une série de conflits sociaux très médiatisés dans le secteur aérien l’été dernier, notamment une grève de trois jours des agents de bord d’Air Canada.

John Gradek, expert en aviation et maître de conférences à l’université McGill, a déclaré que les agents de bord de WestJet réclamaient des avancées similaires à celles obtenues par les équipages de cabine d’Air Canada et d’Air Transat.

«Les agents de bord d’Air Transat et d’Air Canada ont obtenu des augmentations significatives. Et ils ont obtenu la reconnaissance de certaines tâches qu’ils effectuent et qui n’étaient auparavant pas rémunérées», a expliqué M. Gradek. «Le syndicat et les agents de bord de WestJet disent : “Écoutez, nous devons rattraper notre retard.”»

Si le conflit débouche sur une grève, M. Gradek estime que les conséquences s’étendraient bien au-delà de la compagnie aérienne.

«Cela perturberait considérablement le secteur et causerait beaucoup de désagréments», a-t-il déclaré. «La pression pèse donc sur WestJet. Il faut s’asseoir à la table des négociations, discuter et trouver une solution de compromis.»

Il estime qu’un arrêt complet des vols pourrait perturber les déplacements de 70 000 à 75 000 passagers de WestJet chaque jour.

Que se passe-t-il si votre vol est annulé?

Les voyageurs dont les vols sont annulés avant le début d’une grève peuvent bénéficier d’une protection renforcée en vertu du Règlement sur la protection des passagers aériens du Canada, a déclaré Gabor Lukacs, défenseur des droits des passagers aériens.

«Si vous êtes bloqué ou si vous êtes sur le point de voyager et que votre vol est annulé, vous avez tout à fait le droit d’être réacheminé sur une compagnie aérienne concurrente si WestJet n’est pas en mesure de vous réacheminer sur ses propres vols ou ceux de ses compagnies partenaires», a déclaré M. Lukacs.

Malgré le vote en faveur de la grève, Mme Hussain a déclaré que les agents de bord espéraient qu’un mouvement de grève puisse être évité.

«Ce n’est pas ce que souhaitent les agents de bord», a-t-elle déclaré. «C’est absolument la dernière chose que nous souhaitons faire à nos passagers, à nos clients : perturber leurs projets de voyage.»

Avec de l’information de La Presse canadienne