Société

Violence conjugale: l’étude du projet de loi «Gabie Renaud» est terminée

Le projet de loi vise à permettre à une femme, qui craint pour sa sécurité, d’obtenir des renseignements concernant les antécédents en matière de violence conjugale d’un partenaire intime.

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Le vice-premier ministre et ministre de la Sécurité intérieure du Québec, Ian Lafrenière, dépose un projet de loi sous le regard de la première ministre du Québec, Christine Frechette (à gauche), à l'Assemblée nationale du Québec, le mercredi 13 mai ... Le vice-premier ministre et ministre de la Sécurité intérieure du Québec, Ian Lafrenière, dépose un projet de loi sous le regard de la première ministre du Québec, Christine Frechette (à gauche), à l'Assemblée nationale du Québec, le mercredi 13 mai 2026. (Jacques Boissinot/La Presse canadienne)

L’étude du projet de loi «Gabie Renaud», qui vise à mieux protéger les femmes de la violence conjugale, est terminée. Tout porte à croire qu’il sera adopté d’ici la fin de la semaine.

«Demain, après-demain, très bientôt», a indiqué le ministre de la Sécurité intérieure, Ian Lafrenière, lors d’une courte mêlée de presse à l’Assemblée nationale, mardi.

Il a salué la collaboration des partis d’opposition dans ce dossier. «On voulait tous la même chose et le résultat est très bon. Très heureux, très fier», a-t-il ajouté.

Le projet de loi vise à permettre à une femme, qui craint pour sa sécurité, d’obtenir des renseignements concernant les antécédents en matière de violence conjugale d’un partenaire intime.

La personne à risque devra remplir un formulaire – en ligne ou dans un poste de police – qui sera analysé par la Sûreté du Québec (SQ). Les policiers feront ensuite de la recherche d’informations et celles jugées pertinentes seront communiquées à la personne.

Or, il reste encore beaucoup de projets de loi à adopter et la session parlementaire à Québec se termine vendredi.

On peut notamment penser à la constitution québécoise, l’extension de la loi 101 à la formation professionnelle et à l’éducation aux adultes, l’assouplissement des critères pour hospitaliser de force une personne en crise ou encore l’interdiction de la vente de boissons énergisantes aux moins de 16 ans.

Les élus veulent aussi faire adopter un projet de loi qui viendrait ajouter deux circonscriptions à la carte électorale. Or, le député indépendant Youri Chassin s’y oppose et fait de l’obstruction durant l’étude.

Thomas Laberge

Thomas Laberge

Journaliste