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Loi Gabie Renaud: Christine Fréchette «troublée» par l'attitude de PSPP

«Je ne me suis pas levé pour aucune des propositions. (...) Je ne me suis pas levé pour le français, je ne me suis pas levé pour la défense des régions. J’écoute et je prends des notes.»

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La première ministre du Québec, Christine Frechette, répond aux questions de l'opposition à l'Assemblée nationale du Québec, le mercredi 6 mai 2026. LA PRESSE CANADIENNE/Jacques Boissinot La première ministre du Québec, Christine Frechette, répond aux questions de l'opposition à l'Assemblée nationale du Québec, le mercredi 6 mai 2026. LA PRESSE CANADIENNE (Jacques Boissinot)

La première ministre Christine Fréchette s’est dite «troublée» par le fait que le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon ne se soit pas levé pour applaudir le moment de son discours inaugural où elle dit vouloir aller de l’avant avec une loi pour protéger les femmes des féminicides.

«J’en appelle aux oppositions pour qu’on travaille ensemble. Je souhaite leur appui, leur engagement, et j’espère que le chef du Parti québécois se ralliera», a affirmé Christine Fréchette en mêlée de presse mercredi à l’Assemblée nationale.

Le gouvernement va déposer la semaine prochaine un projet de loi inspiré de la «Loi de Clare» pour permettre aux femmes de connaître les antécédents de violence de leur conjoint.

La première ministre a réitéré cet engagement mardi au Salon rouge lors de son discours pour marquer le début de la session parlementaire. Selon ce qui a été rapporté par «Le Soleil», tous les parlementaires ont applaudi à ce moment, sauf le chef péquiste.

Mercredi, Paul St-Pierre Plamondon s’est défendu. «Je ne me suis pas levé pour aucune des propositions. (...) Je ne me suis pas levé pour le français, je ne me suis pas levé pour la défense des régions. J’écoute et je prends des notes», a-t-il affirmé.

«C’est typiquement la CAQ de faire de la petite politique qui sous-entend qu’on serait contre un projet de loi qu’on appuie sur toute la ligne, pour faire un “side show”, pour faire une distraction, de son bilan et des questions de fond», a ajouté le chef péquiste.

Loi Gabie Renaud

L’idée de cette loi fait son chemin depuis le décès de Gabie Renaud en septembre dernier, présumément tuée par son conjoint. Il avait de lourds antécédents de violence conjugale.

C’est Québec solidaire qui a milité pour l’adoption d’une loi Gabie Renaud, inspirée de la «Loi de Clare».

Christine Fréchette en a ensuite fait un engagement durant sa course à la chefferie.

La loi de Clare a été adoptée en Angleterre à la suite du meurtre de Clare Wood par son ex-conjoint en 2009. Ce dernier avait des antécédents de violence envers les femmes.

Plusieurs provinces canadiennes ont déjà adopté ce type de loi, comme la Saskatchewan et le Manitoba.

Thomas Laberge

Thomas Laberge

Journaliste