Le gouvernement de Christine Fréchette a déposé mercredi le projet de loi «Gabie Renaud» qui vise à mieux protéger les femmes face à la violence conjugale. Pour la sœur de Mme Renaud, Rachel, il s’agit d’un «pas vers l’avant».
En entrevue mercredi au Noovo Info 17 avec la journaliste et cheffe d’antenne Marie-Christine Bergeron, elle a d’emblée exprimé sa gratitude envers les partis politiques qui ont travaillé sur ce projet de loi.
Elle a qualifié le projet comme étant un «pas vers l’avant», estimant qu’il pourrait aller loin.
«C’est surtout de la prévention», selon elle, ajoutant que les femmes qui vivent présentement de la violence conjugale «sont déjà dedans».
Elle réclame également l’application du projet de loi fédéral C-16, qui modifie certaines lois en matière pénale et correctionnelle. Ce projet englobe plusieurs enjeux comme la violence fondée sur le sexe.
«Il y a beaucoup de choses qui doivent être mises en place aussi, mais beaucoup aussi de prévention auprès des jeunes, auprès de la société…»
— Rachel Renaud
Un manque de ressources
Mme Renaud a également dénoncé le manque de ressources pour venir en aide aux femmes vivant de la violence conjugale. Elle a par exemple montré du doigt le fait que 50 % des femmes qui vivent dans la région métropolitaine de Montréal qui contactent SOS Violence conjugale n’auront pas une place dans une maison d’hébergement.
Elle indique également qu’il y a un manque de fonds et aussi des délais administratifs notamment du côté de l’indemnisation fournie par l’IVAC.
La sœur de Mme Renaud, Gabie, est décédée en septembre dernier, présumément tuée par son conjoint. Il avait de lourds antécédents de violence conjugale. C’est Québec solidaire qui a milité pour l’adoption d’une telle loi inspirée de la «loi de Clare». La pièce législative vise à permettre à une personne, qui craint pour sa sécurité, d’obtenir des «renseignements concernant les antécédents en matière de violence conjugale d’un partenaire intime actuel ou passé».
Christine Fréchette en a ensuite fait un engagement durant sa course à la chefferie.
La loi de Clare a été adoptée en Angleterre à la suite du meurtre de Clare Wood par son ex-conjoint en 2009. Ce dernier avait des antécédents de violence envers les femmes.
Plusieurs provinces canadiennes ont déjà adopté ce type de loi, comme la Saskatchewan et le Manitoba.
Avec des informations de La Presse Canadienne

