Politique

Violence faite aux femmes: le projet de loi «Gabie Renaud» est déposé

La pièce législative prévoit qu’une personne «qui a des préoccupations concernant le risque que peut présenter un partenaire intime, peut présenter une demande de renseignements».

Mis à jour le 

Publié le 

Le vice-premier ministre et ministre de la Sécurité intérieure du Québec, Ian Lafrenière, dépose un projet de loi sous le regard de la première ministre du Québec, Christine Frechette (à gauche), à l'Assemblée nationale du Québec, le mercredi 13 mai 2026. LA PRESSE CANADIENNE Le vice-premier ministre et ministre de la Sécurité intérieure du Québec, Ian Lafrenière, dépose un projet de loi sous le regard de la première ministre du Québec, Christine Frechette (à gauche), à l'Assemblée nationale du Québec, le mercredi 13 mai 2026. LA PRESSE CANADIENNE (Jacques Boissinot)

Le gouvernement Fréchette vient de déposer le projet de loi «Gabie Renaud» afin de mieux protéger les femmes de la violence conjugale. 

La pièce législative «vise à permettre la communication à une personne, qui craint pour sa sécurité ou celle de son enfant, de renseignements concernant les antécédents en matière de violence conjugale d’un partenaire intime actuel ou passé».

La personne à risque devra remplir un formulaire — en ligne ou dans un poste de police — qui sera analysé par la Sûreté du Québec (SQ). Les policiers feront ensuite de la recherche d’informations et celles jugées pertinentes seront communiquées à la personne par l’intermédiaire d’un organisme qui reste encore à déterminer. 

«Lorsque les renseignements seront communiqués à la personne qui en aura fait la demande, un soutien humain et adapté lui sera offert, et elle sera dirigée vers les ressources appropriées au besoin», indique le gouvernement. 

L’idée de cette loi fait son chemin depuis le décès de Gabie Renaud en septembre dernier, présumément tuée par son conjoint. Il avait de lourds antécédents de violence conjugale.

C’est Québec solidaire qui a milité pour l’adoption d’une telle loi inspirée de la «loi de Clare».

Christine Fréchette en a ensuite fait un engagement durant sa course à la chefferie. 

Les partis d’opposition appuient l’initiative législative du gouvernement caquiste. 

La loi de Clare a été adoptée en Angleterre à la suite du meurtre de Clare Wood par son ex-conjoint en 2009. Ce dernier avait des antécédents de violence envers les femmes.

Plusieurs provinces canadiennes ont déjà adopté ce type de loi, comme la Saskatchewan et le Manitoba.

Il y aurait eu dix féminicides présumés depuis le début de l’année au Québec.

«Pour sauver celles qui sont encore en vie»: une «loi Gabie Renaud» réclamée pour prévenir les féminicides Ruba Ghazal, Véronique Cloutier, Guylaine Tremblay et plus de 600 autres cosignataires d’une lettre ouverte publiée mardi réclament auprès de la première ministre Christine Fréchette l’adoption d’une loi et d’autres mesures «fortes» visant à prévenir les féminicides.
Thomas Laberge

Thomas Laberge

Journaliste