Une veillée aura lieu à Longueuil, lundi soir, un an après la mort de Nooran Rezayi, cet adolescent de 15 ans qui a été abattu par un policier le 21 septembre 2025.
Nooran Rezayi a été tué lors d’une intervention policière dans l’arrondissement de Saint-Hubert. La police répondait à un appel au 911 signalant la présence d’un groupe de jeunes prétendument armés.
Le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) a indiqué par la suite que la seule arme à feu saisie sur les lieux appartenait au policier qui a ouvert le feu sur Nooran Rezayi.
Le BEI a remis son rapport d’enquête au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) en mars, qui déterminera s’il y a lieu de porter des accusations.
La famille de Nooran Rezayi devrait assister à la veillée et a invité le public à se joindre à elle pour rendre hommage à sa mémoire.
La vigile doit commencer à 18h devant un poste du Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL). Les participants vont ensuite marcher jusqu’au lieu où Nooran Rezayi a été tué.
Six membres de la famille Rezayi poursuivent la Ville de Longueuil et son service de police pour 2,2 millions $.
Dans le cadre de son enquête parallèle sur les événements du 21 septembre 2025, le Service de police de la Ville de Montréal a annoncé, en juin, que 11 jeunes étaient visés par des accusations criminelles.
Or, en août, le DPCP a suspendu les procédures contre ces 11 jeunes, en raison de «nouveaux éléments» portés à sa connaissance et d’une «question juridique complexe» qui a été soulevée.
Le gouvernement du Québec a aussi déclenché une enquête administrative sur la manière dont le SPAL a géré ces événements.
Cependant, la famille Rezayi «est maintenue dans le néant et ses demandes d’informations sont vigoureusement contestées devant la cour», ont déploré les avocats de la famille dans un communiqué diffusé lundi, soulignant qu’un tel manque d’information rendait le deuil «insurmontable».
«La réponse institutionnelle à cette tragédie n’est pas à la hauteur de la gravité des évènements ni de ce que sont en droit d’attendre des parents confrontés à l’épreuve la plus dévastatrice qui soit: la perte de leur enfant», ont-ils écrit.
Avec des informations d’Erika Morris et de Morgan Lowrie à Montréal
