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Enquête parallèle du SPVM: plusieurs questions restent sans réponses, selon l’avocat de la famille Rezayi

«Dans le but d’obtenir la vérité, c’est important de savoir ce que les policiers savaient au moment des faits.»

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Enquête parallèle du SPVM: plusieurs questions restent sans réponses, selon l’avocat de la famille Rezayi Selon l’avocat de la famille Rezayi, plusieurs questions demeurent sans réponses à la suite de la conclusion de l'enquête parallèle du SPVM.

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a présenté mardi les conclusions de son enquête parallèle en lien avec le décès de Nooran Rezayi lors d’une intervention policière à Longueuil le 21 septembre 2025. Selon l’avocat de la famille Rezayi, plusieurs questions demeurent sans réponses.

L’enquête du SPVM porte «exclusivement» sur ce qui s’est passé entre le moment où survient la mort tragique de Nooran Rezayi et l’arrivée des enquêteurs du BEI.

En entrevue au Noovo Info 22, Me Fernando Belton, s’est questionné concernant le fait que le SPVM a convoqué les médias alors que le corps policier a dévoilé peu d’informations concernant cette enquête.

«Dans le but d’obtenir la vérité, c’est important de savoir ce que les policiers savaient au moment des faits.»

—  Me Fernando Belton

Bien qu’il indique que l’enquête parallèle peut avoir une certaine utilité, elle ne permet pas de savoir ce qui s’est passé par exemple lorsque les policiers étaient dans leurs véhicules, selon lui.

«Je pense que le nœud de l’affaire est là», a soutenu Me Belton.

Onze jeunes au total font l’objet de chefs d’accusations qui comprennent notamment : complot d’enlèvement, complot de séquestration, complot de voies de fait, port d’un déguisement dans un dessein criminel, possession d’arme dans un dessein dangereux, attroupement illégal et non-respect de diverses ordonnances.

Mort de Nooran Rezayi: 11 jeunes accusés après l’enquête parallèle, annonce le SPVM Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a annoncé que 11 suspects âgés entre 13 et 17 ans sont visés par des accusations criminelles en lien avec la mort du jeune Nooran Rezayi, l’adolescent de 15 ans qui a été abattu par balle lors d’une intervention du Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL).

Même s’il affirme que des éléments coïncident avec les accusations, l’avocat soutient qu’un policier doit adapter son intervention selon les circonstances. Pour lui, il s’agit de «bon sens».

«Peu importe les accusations ou les reproches qui sont faits à ces adolescents-là, aujourd’hui, ça ne change pas la nature fautive de l’intervention policière, c’est ce qu’on prétend et le tout sera débattu bien entendu devant les tribunaux.»

Trois enquêtes

Trois enquêtes au total ont été déclenchées à ce sujet. En plus de celle du SPVM, le Bureau des enquêtes indépendantes et le ministère de la Sécurité intérieure enquêtent sur l’intervention policière.

Concernant celle du BEI, l’organisation a remis en mars dernier son rapport au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), qui analyse le dossier. Le rapport n’a pas été rendu public.

Lucas Bastien, porte-parole du DPCP, a indiqué que celui-ci attendait toujours deux rapports d’experts afin de mener à bien son examen, qui déterminera s’il y a lieu ou non de porter des accusations criminelles contre l’agent.

«Beaucoup des réponses vont venir de là», selon Me Belton qui croit que la famille aura davantage de réponses avec l’enquête du BEI.

À voir dans la vidéo.

Avec des informations d’Émeric Montminy pour Noovo Info et de CTV News Montreal