Les travailleurs de la librairie Raffin située sur la Plaza Saint-Hubert de Montréal ont voté à l’unanimité en faveur d’un mandat de grève de cinq jours mercredi. Ils revendiquent notamment un salaire horaire d’entrée de 20 $.
D’après la CSN, à laquelle sont rattachés ces travailleurs, le revenu actuel des salariés de la librairie se situe entre le salaire minimum et 19 $ l’heure, selon l’ancienneté.
«Nos salaires actuels nous maintiennent sous le seuil de la pauvreté», déplore la porte-parole du syndicat de la librairie, Louise Aquadro. «On adore notre métier et on espère ne pas se rendre à la grève, mais si l’employeur reste campé sur sa position, on n’aura pas le choix. Notre passion ne paie pas le loyer.
Mécontentement chez les libraires
Les travailleurs de la librairie Raffin de la Plaza Saint-Hubert ne sont pas les seuls de la province à être mécontents de leurs conditions de travail.
À Québec, les syndiqués des succursales Renaud-Bray de Laurier Québec et des Galeries de la Capitales soulignaient en décembre un an de grève. Là encore, la question salariale est au cœur du conflit.
Renaud-Bray s’était d’ailleurs mérité la position de troisième «pire employeur» au Québec en 2025 dans un classement de la CSN dévoilé en décembre dernier.

