Dans le cadre de son budget 2026 dévoilé vendredi, la Société de transport de Montréal (STM) a dévoilé qu’elle supprimerait environ 300 postes dans les prochains mois.
«Pour les postes occupés, les employés seront relocalisés conformément aux conventions collectives et politiques en vigueur», précise-t-on.
Dans la foulée de cette annonce, la directrice générale de la société de transport, Marie-Claude Léonard, a dit reconnaître «l’engagement, la résilience et le professionnalisme» de ses employés.
Le budget 2026 de la STM est évalué à 1,8 milliard de dollars (G$) et comprend des réductions de dépenses récurrentes de 56,5 millions de dollars (M$). Malgré ces coupures, on assure que l’offre de service kilométrique en 2026 sera équivalente à celle de 2025.
La STM précise qu’elle connaîtra une augmentation de ses dépenses d’exploitation de 0,7% en 2026. Si elle n’avait pas respecté le cadre financier de l’ARTM, le pourcentage aurait plutôt été de 3,2%.
«La STM aura atteint dès 2026 la cible de 100 M$ de réductions de dépenses récurrentes qu’elle s’était fixée en 2023 sur cinq ans», peut-on lire dans le communiqué de presse publié par la STM.
«Tous ces efforts sont faits dans le but de protéger notre offre kilométrique actuelle.»
— Extrait d’un communiqué de la STM
Pour réduire ses dépenses, la STM mettra en application plusieurs mesures, comme un gel des embauches externes et des heures supplémentaires pour les équipes en soutien aux opérations, un ajustement au niveau de la fréquence de l’entretien de certaines composantes des voitures de métro, la prolongation de l’utilisation de certaines pièces de voitures de métro et l’achat de certaines pièces équivalentes à coût moindre.
Le centre de contact clientèle de la société de transport fermera aussi désormais à compter de 16h30 la semaine et les fins de semaine et jours fériés.
Une année 2025 tumultueuse pour la STM
L’an 2025 n’aura pas été de tout repos pour la STM, qui a été confronté à plusieurs conflits de travail dont certains entraînant des bris de service.
Les employés d’entretien, les chauffeurs de bus et les professionnels ont été en grève au cours des derniers mois.
