Alors que la grève d’un mois des 2400 employés d’entretien de la STM prendra fin le week-end prochain, aucune date n’est fixée pour la reprise des négociations.
La Société de transport de Montréal affirme pourtant que son équipe de négociation était disponible pour négocier «y compris durant la période des Fêtes».
Il y a eu pas moins de 20 mois de discussions, 120 rencontres, six mois de médiation et 45 jours de conciliation. «Depuis la fin de la médiation, des échanges ont eu lieu en comité restreint afin de tenter de dénouer l’impasse, en décembre dernier», a précisé la société de transport, lundi.
Cette grève prend la forme d’un refus de faire des heures supplémentaires. Elle a débuté le 11 décembre et prendra fin le 11 janvier à 23h59.
Au 5 janvier, la STM précise que 1320 véhicules étaient requis pour assurer le service et qu’il manquait environ 100 autobus pour assurer le plein service.
Il importe de souligner qu’«environ 14 % de temps supplémentaire est requis afin d’assurer, au quotidien, la livraison du service régulier d’autobus», en vertu de l’actuelle organisation du travail et des conventions collectives, a indiqué la STM.
La directrice générale, Marie-Claude Léonard, avait prévu que 255 autobus seraient manquants pour la semaine du 4 janvier. La réalité est donc moins difficile que prévu.
«La variation avec nos prévisions est attribuable au retour graduel de la population et des étudiants après la période des Fêtes ainsi qu’à une productivité accrue atteinte par les employés d’entretien au cours des dernières semaines. Précisons également que certains travaux d’entretien préventifs et curatifs ont été reportés, afin de prioriser la livraison du service pendant la grève du temps supplémentaire», a expliqué la STM.
Il s’agit de la quatrième grève de ce syndicat, rattaché à la CSN. Ses membres avaient débrayé une première fois en juin, une deuxième fois en septembre-octobre, puis une troisième fois en novembre.
Le syndicat des employés d’entretien n’a pas souhaité commenter.
Trois ententes
Entre-temps, la STM s’est entendue avec trois autres grands syndicats: le plus important, soit celui des 4500 chauffeurs d’autobus et opérateurs de métro, puis celui des 1300 employés administratifs et techniques, puis celui des 800 professionnels.
Ces trois syndicats sont rattachés à la FTQ, par le biais du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) pour les deux premiers, et du Syndicat des employé(e)s professionnel(le)s et de bureau (SEPB) pour le troisième.
Les chauffeurs d’autobus et opérateurs de métro, de même que les employés administratifs et techniques ont déjà entériné leur entente de principe, intervenue à la mi-novembre. Pour ce qui est des professionnels, l’entente de principe est intervenue le 31 décembre. Les membres seront appelés à se prononcer dans les prochains jours.
La STM s’est dite satisfaite de ces ententes avec trois grands syndicats. «Ces ententes tiennent compte à la fois des besoins des employés et de la réalité financière sans précédent à laquelle fait face l’organisation. Dans ce contexte, des pistes d’autofinancement significatives ont été identifiées conjointement avec les parties syndicales, permettant d’améliorer le cadre financier et d’offrir des bonifications salariales concrètes.»
La STM est aux prises avec une situation financière difficile. La directrice générale, Marie-Claude Léonard, avait indiqué devoir dégager des économies de 56 millions $ en 2026.

