Une deuxième grève vient de commencer à la Société de transport de Montréal (STM), alors que celle des 800 professionnels s’ajoute à celle des 2400 employés d’entretien.
La section locale du Syndicat des employé(e)s professionnel(le)s et de bureau (SEPB), affilié à la FTQ, a lancé elle aussi une grève des heures supplémentaires, à 00h01, dans la nuit de mardi à mercredi. Celle-ci doit durer jusqu’au 11 janvier.
Il s’agit de la première grève de ce syndicat en 31 ans d’existence.
Ses membres s’en tiendront à leur prestation régulière de travail de 36 heures par semaine «sauf lorsque survient une situation d’urgence mettant en cause la santé ou la sécurité de la population», comme lors de pannes ou de bris de systèmes informatiques critiques pour l’exploitation ou la sécurité, ou lors de bris critiques d’infrastructures, du métro ou des autobus obligeant l’immobilisation de la flotte, stipule l’entente intervenue entre les parties quant aux services essentiels.
Ce syndicat représente des professionnels, comme des ingénieurs, des analystes, des architectes, des conseillers, qui travaillent dans les services de l’informatique, de la planification, des infrastructures, des finances, par exemple.
Ses membres manifestaient, mercredi midi, devant un des établissements de la STM dans le nord de la ville.
Lorsque ce syndicat des professionnels avait annoncé qu’il allait exercer son mandat de grève, la STM avait indiqué qu’«aucun impact sur la livraison du service n’est à prévoir» pour les usagers.
Ce n’est pas le cas pour la grève des employés d’entretien, qui a comme conséquence de réduire le nombre d’autobus disponibles, au fur et à mesure que la grève avance, affirme la STM.
Cette grève des professionnels du SEPB s’ajoute à celle des employés d’entretien, rattachés à la CSN, qui a cours depuis le 11 décembre. Il s’agit, là aussi, d’un refus de faire des heures supplémentaires.
Dans les deux cas, des services essentiels doivent être maintenus et le Tribunal administratif du travail s’est déjà prononcé à ce sujet.
Dans les deux cas aussi, la question de la sous-traitance est le point central du litige.
Les deux syndicats affirment vouloir «maintenir l’expertise à l’interne», en protégeant les emplois de leurs membres. La STM dit avoir besoin de plus de flexibilité pour s’adapter aux situations changeantes et pour réduire ses coûts, alors qu’elle est prise dans une situation financière «sans précédent».
La directrice générale de la STM, Marie-Claude Léonard, a dit devoir dégager des économies de 56 millions $ en 2026.
Malgré ces deux grèves, la STM s’est entendue avec deux grands syndicats: le plus important, soit celui des 4500 chauffeurs d’autobus et opérateurs de métro, et celui des 1300 employés administratifs et techniques. Dans les deux cas, l’entente de principe a été entérinée par les membres. Il s’agit de deux sections locales du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), affilié à la FTQ.

