Les promesses électorales du PQ

PSPP sur les menaces d’ingérence: comme le «coup de la Brinks»

«Ça se peut qu’on ait d’autres journées d’ici au scrutin où on redouble de créativité pour faire peur aux gens, puis on invente des histoires qui font drôlement penser au coup de la Brinks.»

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Paul St-Pierre Plamondon, chef du Parti québécois, prend la parole à la Fédération québécoise des municipalités (FQM) à Québec, le vendredi 25 septembre 2026. LA PRESSE CANADIENNE/Jacques Boissinot Paul St-Pierre Plamondon, chef du Parti québécois, prend la parole à la Fédération québécoise des municipalités (FQM) à Québec, le vendredi 25 septembre 2026. LA PRESSE CANADIENNE (Jacques Boissinot)

Les allégations d’ingérence américaine pour favoriser le Parti québécois (PQ) dans les élections, colportées par la Coalition avenir Québec (CAQ), sont une tentative désespérée de faire peur aux électeurs qui rappelle le «coup de la Brinks», a évoqué le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon samedi.

La cheffe caquiste Christine Fréchette a même déclaré samedi qu’un référendum sur l’indépendance irait dans le sens des intérêts américains.  

Dans une conférence de presse où il a été largement question d’ingérence possible ou présumée, M. St-Pierre Plamondon a par ailleurs précisé qu’un gouvernement péquiste n’hésiterait pas à discuter directement avec l’administration Trump pour défendre les intérêts du Québec, mais sans nécessairement en arriver à une entente commerciale séparée.

La veille, la première ministre sortante disait être «très préoccupée» par «des informations sérieuses sur des possibles risques d’ingérence étrangère» américaine en vue de favoriser le PQ, puis elle avait ensuite admis qu’il n’y «pas de nature à craindre pour l’intégrité du processus électoral québécois». 

Samedi, elle a néanmoins renchéri: un référendum sur l’indépendance tenu par un gouvernement péquiste correspond aux intérêts américains qui veulent diviser le Canada.

«Je trouve que ça nous amène à jouer le jeu de l’administration Trump parce que, on l’entend depuis longtemps, le président veut fragiliser le Canada», a-t-elle déclaré à Gatineau.

«Si le PQ va de l’avant avec un référendum dès le premier mandat, mais je pense que ça pourrait cadrer avec ce que souhaitent faire, ultimement, ces intérêts américains.»

Elle a suggéré qu’il «faut faire» des analyses pour voir si les hypothèses «sont avérées».

La CAQ, qui est en chute dans les sondages, brandit tout simplement des épouvantails pour détourner les électeurs du PQ, a déploré le chef péquiste.

«Ça se peut qu’on ait d’autres journées d’ici au scrutin où on redouble de créativité pour faire peur aux gens, puis on invente des histoires qui font drôlement penser au coup de la Brinks», a-t-il déclaré en conférence de presse à Saint-Augustin-de-Desmaures.

Il rappelait ainsi un moment fort de l’Histoire politique du Québec. En pleine campagne électorale en 1970, une institution financière, la Royal Trust, avait convoyé à l’extérieur du Québec vers Toronto une quantité importante de valeurs, en raison de la montée du Parti québécois.

«Qu’est-ce qui reste à des adversaires désespérés? Des choses comme on a vu hier malheureusement», un peu comme une passe de fin de match désespérée au football américain, a imagé M. St-Pierre Plamondon.

Fraude envers les aînés

Par ailleurs, le Parti québécois (PQ) s’est engagé samedi à combattre la fraude envers les aînés, notamment en augmentant les ressources policières consacrées à la lutte contre ces crimes. 

M. St-Pierre Plamondon a aussi promis que son parti maintiendrait le crédit d’impôt pour le soutien aux aînés de 2000 $. 

Pour contrer la fraude envers les membres de ce groupe d’âge, le PQ souhaite aussi mobiliser le Directeur des poursuites criminelles et pénales pour qu’il négocie ou plaide des peines plus sévères en cas de fraude envers les aînés, ainsi qu’augmenter la prévention pour aider les personnes âgées à détecter et dénoncer les fraudes. 

«Des criminels se font passer pour des proches ou pour des organisations comme des banques et tentent de soutirer de l’argent à nos aînés. Des économies qu’ils ont parfois amassées toute leur vie. Ça peut être des fraudes de types bancaires, immobilières ou même des escroqueries amoureuses. Il faut agir, parce que le travail d’un gouvernement est avant tout de protéger son monde», a affirmé M. St-Pierre Plamondon, par voie de communiqué. 

Le PQ s’est aussi engagé à faciliter la dénonciation en cas de fraudes immobilières présumées, entre autres en appliquant la Loi visant à lutter contre la maltraitance envers les aînés au mécanisme de plainte de l’Organisme d’autoréglementation du courtage immobilier du Québec. 

«On va s’attaquer à ces réseaux de fraudeurs et les démanteler. On veut faciliter la dénonciation et le traitement des cas de fraudes et on va faire en sorte qu’il y ait plus de poursuites et de peines dissuasives pour les fraudeurs», a dit le chef péquiste, dans le même document. 

Patrice Bergeron

Patrice Bergeron

Journaliste