La cheffe caquiste, Christine Fréchette, promet de prioriser les résidents permanents dans l’octroi de places en garderie subventionnées. Elle affirme que ça va «permettre à des femmes québécoises d’avoir davantage accès» aux services de garde.
Le gouvernement caquiste s’est cassé les dents devant les tribunaux dans les dernières années en tentant d’empêcher les demandeurs d’asile d’avoir accès aux garderies subventionnées. Le jugement de la Cour suprême rendu en mars dernier indiquait notamment que cette mesure aurait un effet disproportionné sur les femmes.
Questionné à savoir si, en tant que féministe, sa mesure n’aurait pas un impact similaire, Christine Fréchette a répondu: «Ça va permettre à des femmes québécoises d’avoir davantage accès aux services plus rapidement. Donc, il y a une équité qui est respectée.»
Christine Fréchette a aussi assuré que son approche n’allait pas à l’encontre des tribunaux. «On ne rend pas inaccessibles ces services-là. On donne une priorisation tout simplement aux Québécois qui ont un statut permanent, qui sont citoyens. Donc ça respecte l’esprit du jugement», a-t-elle dit samedi matin à Gatineau.
La cheffe caquiste n’a pas été en mesure de dire combien de Québécois pourraient obtenir de places avec une telle mesure.
Il y a actuellement 5160 enfants de demandeurs d’asile âgés de 0 à 5 ans sur le territoire québécois, mais on ne sait pas combien sont en service de garde subventionné actuellement.
Il y a environ 190 000 demandeurs d’asile au Québec.
La Coalition avenir Québec veut aussi mettre en place cette priorisation pour l’allocation de logement. «Notre engagement aujourd’hui, c’est d’offrir des services équitables au regard des contribuables québécois», a ajouté Mme Fréchette.
Constitution
Christine Fréchette ramène également le controversé projet de constitution québécoise. La cheffe caquiste compte, si elle est réélue, redéposer une nouvelle version de la Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec dès l’ouverture de la prochaine session parlementaire.
Elle croit acceptable qu’elle soit adoptée à majorité simple avec l’appui d’au moins un autre parti.
Lors de la dernière session législative, le ministre Simon Jolin-Barrette a tenté de faire adopter une constitution québécoise.
Le projet de loi est toutefois mort au feuilleton en raison de l’obstruction des partis d’opposition. Les groupes autochtones étaient aussi farouchement contre.
Samedi à Gatineau, aux côtés de sa cheffe, Simon Jolin-Barrette a affirmé que son projet de constitution, tel qu’amendé lors de la précédente législature, fait «consensus».
«Il n’y a rien actuellement dans le projet de loi qui est un irritant pour l’adoption. (...) Les revendications des nations autochtones et leurs droits sont entièrement préservés», a-t-il assuré.
La cheffe caquiste compte aussi rendre obligatoire la participation à une session du programme Objectif Intégration pour les immigrants qui veulent obtenir la résidence permanente afin de s’assurer qu’ils «comprennent les valeurs et le fonctionnement de la société québécoise tout en disposant des outils nécessaires pour s’intégrer».
Ce programme permet aux participants «de se familiariser avec les valeurs démocratiques et les valeurs québécoises exprimées dans la Charte des droits et libertés de la personne», indique-t-on.
Christine Fréchette s’est finalement engagée à investir 217 millions $ pour accélérer et moderniser le dépistage de plusieurs cancers: sein, poumon, colorectal et col de l’utérus.
Elle veut notamment élargir le dépistage du cancer du sein afin qu’il soit offert aux femmes à partir de 45 ans. Ce dépistage est actuellement offert aux femmes de 50 à 74 ans.

