Christine Fréchette multiplie les débats, les entrevues, les rencontres et a dévoilé quelques facettes de sa personnalité lors d’une longue entrevue avec Noovo Info, jeudi.
Voici quelques thèmes abordés par la première ministre sortante:
«Party animal»
La première ministre sortante a partagé son amour du café et de la danse. Elle a d’ailleurs soutenu être une «party animal» sur la piste de danse, contrairement à ce qu’un chroniqueur radio aurait laissé entendre.
«Il disait de moi que je n’étais pas une party animal, que je n’étais pas celle qui va starter le fun sur la piste de danse. Bin là je m’excuse, mais je suis une party animal!» a-t-elle lancé.
Mme Fréchette a d’ailleurs indiqué que les meilleurs pas de danse sont les pas de reculs de ses adversaires – notamment les moonwalks du chef libéral Charles Milliard.
«Charles Milliard a été pas pire pour faire des moonwalks. Je l’écoutais parler du troisième lien hier au débat et je me suis demandée s’il en voulait un ou pas, parce que ce n’était pas clair, même chose sur la protection de la culture et la langue», dit-elle.
Féministe à l’âge de 7 ans
La cheffe de la CAQ a aussi raconté comment elle est devenue féministe à l’âge de 7 ans. Elle apportait alors un bol de soupe à son grand-père.
«J’avais été servir mon grand-papa et en le servant, il m’a dit: “C’est bon ça, apprends à servir un homme”», raconte-t-elle.
Elle affirme que son père lui a rappelé pendant 50 ans le regard qu’elle avait envoyé à son grand-père après avoir entendu son commentaire.
«C’est là que j’ai compris que ça m’habite ce sentiment-là, qu’il faut que ce soit égal pour les femmes et les hommes. Et ça m’a guidé ensuite pour la suite des choses, j’ai œuvré dans le mouvement des femmes pendant une bonne dizaine d’années dans la Fédération des femmes du Québec, au Conseil du statut de la femme», dit-elle.
Mme Fréchette soutient que ce même sentiment l’habite encore aujourd’hui. Elle rappelle avoir été «active» dans la lutte pour les féminicides avec la loi Gaby Renaud.
«Il y a tant à faire et je ne peux pas croire qu’on subit les reculs qu’on subit depuis quelques années», a-t-elle indiqué, soulignant vouloir poursuivre le travail sur cet enjeu.
Olivier Primeau
Christine Fréchette est également revenue sur la saga entourant l’entrepreneur Olivier Primeau, qui est payé par la CAQ pour faire campagne auprès des PME du Québec.
M. Primeau a récemment dévoilé sur ses réseaux sociaux qu’il voterait en réalité pour le Parti conservateur du Québec (PCQ) si ce n’était pas de la menace référendaire.
Mme Fréchette a affirmé que, malgré ses récents propos, elle était toujours satisfaite de s’être affiliée à M. Primeau.
«Je ne demande pas à qu’on ait le même discours. Ce que j’ai demandé à Olivier Primeau, c’est d’être en contact avec les PME, d’aller les sonder et de nous faire part de ce qu’ils ont besoin», dit-elle.
Elle soutient que le lien avec les entrepreneurs était important pour s’assurer que la CAQ avance dans la bonne direction pour l’économie du Québec.
«Il connaît bien ce milieu-là et ça, c’est une force. Je sens qu’il veut qu’on avance avec Coalition avenir Québec pour la prochaine élection. Et sa façon de procéder, c’est son coup de main à notre campagne», souligne Mme Fréchette.
Elle affirme d’ailleurs sa campagne «avance bien».
«Je sens une belle ouverture de la part des électeurs», a-t-elle avancé.

