Québec solidaire veut fixer le seuil d’immigration permanente à 70 000 par année, investir 100 millions $ en francisation et ramener le Programme de l’expérience québécoise (PEQ) tel qu’il était avant.
L’aspirante première ministre Ruba Ghazal a présenté la vision de Québec Solidaire en immigration, mardi, à Rouyn-Noranda, en Abitibi-Témiscamingue.
Le plan est basé sur «la planification et la régionalisation d’une immigration permanente, qui sera respectée et accompagnée à travers un parcours de francisation amélioré» et de meilleures conditions de travail.
«Ce qu’on propose, c’est un modèle d’immigration basé sur l’immigration permanente, un modèle qui permet aux gens de réellement s’enraciner, de s’intégrer. C’est ça notre vision à Québec solidaire», a indiqué Ruba Ghazal.
«Et c’est pour ça qu’on a établi le seuil d’accueil à 70 000 immigrants permanents par année».
Le seuil d’immigration permanente du Québec est actuellement fixé à 45 000 admissions par année.
Créer un PEQ pour les régions
Québec solidaire veut non seulement ramener le Programme de l’expérience québécoise (PEQ), mais aussi créer un PEQ pour les régions.
«Ce sera une voie accélérée vers la résidence permanente pour les immigrants qui s’installent en région. Partout où je suis allée, à Chicoutimi, à Val-d’Or, à Saint-Hyacinthe, tout le monde m’a dit comment l’immigration est bénéfique pour leur région, autant sur le plan social, sur le plan culturel, qu’économique», a fait valoir la porte-parole de QS.
Le PEQ permettait à des travailleurs étrangers temporaires et à des étudiants étrangers diplômés du Québec d’obtenir un certificat de sélection du Québec, puis d’accéder à la résidence permanente de façon accélérée.
Il a été aboli en novembre 2025 par le gouvernement de la Coalition avenir Québec, puis remplacé par un autre programme et finalement relancé, mais partiellement.
«Comme première ministre, je m’engage à rouvrir le PEQ tel qu’il était avant que la CAQ ne change les règles du jeu», a fait valoir Ruba Ghazal.
Francisation: 100 millions $
QS promet également d’investir 100 millions $ en francisation en «mettant l’accent sur la façon la plus efficace d’apprendre le français, c’est-à-dire sur les lieux de travail», a indiqué la porte-parole solidaire.
Plus précisément, QS voudrait instaurer des cours de français rémunérés en milieu de travail.
«On ne veut pas que les gens choisissent entre devoir nourrir leur famille ou faire de la francisation» a indiqué l’aspirante première ministre en ajoutant que «c’est prouvé, la meilleure façon d’apprendre le français, c’est sur les lieux de travail.»
Le parti a également l’intention d’abolir les permis de travail fermés, qui obligent les travailleurs étrangers temporaires, à travailler pour un seul employeur.
