Le Parti québécois (PQ) a lancé sa campagne jeudi en invitant les Québécois à «changer de direction», attaquant du même coup les huit dernières années de la Coalition avenir Québec (CAQ) au pouvoir.
Le chef du PQ, Paul St-Pierre Plamondon a incité les électeurs à lui faire «confiance» et de mettre le cap vers «un avenir meilleur».
Il a indiqué que les promesses de la CAQ n’ont pas été respectées lors de ses années au pouvoir, il en a d’ailleurs énuméré plusieurs notamment en matière de santé, de CPE et du déclin du français.
«Rappelez-vous du 90 minutes d’attente maximum à l’urgence, d’un médecin de famille par patient, d’une place en CPE pour chaque enfant, de coupé dans le gaspillage et la bureaucratie, de renverser le déclin du français en immigration», a listé le chef du PQ.
Il affirme que le Québec ne peut pas se permettre d’un autre mandat avec la CAQ.
«Au terme de deux mandats majoritaires, le tandem Legault-Fréchette nous aura malheureusement conduits au bord du précipice», dit-il, se moquant du slogan «Avançons» de l’équipe Fréchette.
«Le Parti québécois, lui, vous dit changeons de direction, changeons d’avenir.»
— Paul St-Pierre Plamondon, chef du Parti québécois
Chasser l’ombre de Trump
Le PQ se dit également prêt à faire face aux défis liés au contexte tarifaire vis-à-vis les Américains. M. St-Pierre Plamondon assure avoir l’équipe économique «la plus solide» pour composer avec les changements d’humeur du président américain.
«On va offrir le vent de changement nécessaire au Québec, mais on va également démontrer qu’on a l’équipe la plus solide pour faire face au contexte tarifaire», a-t-il lancé.
Le chef du PQ n’a pas nié son projet de référendum, mais a souligné que celui-ci serait dédié à la deuxième partie de son mandat.
«Dans le contexte économique actuel, notre priorité sera d’abord de gouverner avec compétence, protéger notre économie et remettre le Québec sur les rails», dit-il.
Lorsque le mandat de Donald Trump prendra fin, Paul St-Pierre Plamondon assure que la question référendaire sera à nouveau une priorité.
«Après avoir démontré notre capacité à bien gérer, à bien gouverner le Québec, nous poserons aux Québécois une question toute simple: est-ce que nous voulons collectivement qu’enfin le Québec décide par lui-même?»
