Dernier parti à le faire, le Parti québécois (PQ) présentera son cadre financier mardi, mais en l’absence de son chef, qui se consacrera à la préparation des deux débats à venir cette semaine.
DOSSIER | ÉLECTIONS QUÉBEC 2026
En mêlée de presse dimanche après-midi à Longueuil, Paul St-Pierre Plamondon a indiqué que c’est l’équipe économique du PQ qui présentera le cadre financier. Plus tôt dans la journée, le chef du Parti libéral du Québec, Charles Milliard, a dévoilé le plan de sa formation politique en matière de finances.
«Je ne vois pas de problème à ce qu’une équipe économique solide soit mise en valeur et réponde à toutes les questions», a affirmé M. St-Pierre Plamondon. Le chef du PQ ne sera d’ailleurs pas présent aux annonces de son parti jusqu’aux débats: elles seront plutôt présentées par ses candidats.
Deux débats des chefs se succèdent cette semaine. Le Face-à-face de TVA prendra place mardi, suivi du débat des chefs de Noovo mercredi. Les chefs des différentes formations politiques s’affronteront une dernière fois le 23 septembre sur les ondes de Radio-Canada.
«Pourquoi donner du temps à cette préparation-là? Parce que les Québécoises et les Québécois vont donner du temps à ce débat-là et que les gens s’attendent à ce que sur chaque question, on ait une réponse qui soit claire, précise et satisfaisante sur le plan du contenu», a soutenu M. St-Pierre Plamondon.
Le chef du PQ a dit qu’il s’agissait d’une «bonne idée» de présenter le cadre financier avant les débats et que le document était prêt depuis «un certain temps». Il a indiqué que son parti s’est ajusté en voyant que les autres partis ont dévoilé leur cadre financier tôt dans la campagne.
«Ce qu’on avait prévu, c’était de le sortir lorsque la plupart des annonces importantes sont faites. Le problème du cadre financier, c’est qu’il dévoile un peu à l’avance, si on est transparent, on peut voir chaque annonce», a-t-il expliqué.
Questionné sur l’intérêt de la population pour la campagne électorale alors que quasiment la moitié de celle-ci s’est écoulée, le chef péquiste a dit qu’il y a eu «beaucoup, beaucoup de propositions en même temps».
«À un moment donné, il ne faut pas ensevelir la population sous l’information puis les propositions. Il y a cinq partis, on n’est plus à l’époque où il y en avait deux. Mais historiquement, puis je suis sûr que les gens vont être au rendez-vous, les gens prennent le temps pour les débats. D’où le fait qu’on prend le temps en préparation, c’est parce que c’est le moment que les gens accordent pour se faire une idée, puis voir les arguments et les contre-arguments de chacun», a fait valoir M. St-Pierre Plamondon. Il a toutefois affirmé être «optimiste» pour la campagne.
Des investissements pour les maisons d’hébergement
Plus tôt dimanche, des candidates du PQ ont annoncé qu’un gouvernement péquiste renforcerait le réseau des maisons d’hébergement pour femmes dans la province en construisant de nouvelles ressources et en investissant dans les infrastructures existantes.
Elsie Lefebvre, Catherine Gentilcore, Marie-Karlynn Laflamme et Maude Brossard-Sabourin ont présenté trois mesures au sujet des maisons d’hébergement de première et de deuxième étape lors d’un point de presse à Montréal.
Le PQ s’engage d’abord à construire six nouvelles maisons de première étape dans les régions où les besoins sont prioritaires, soit Montréal, l’Outaouais, Laval, Lanaudière, la Montérégie et la Capitale-Nationale. Selon le parti, cela permettrait d’ajouter entre 70 et 80 places pour des femmes victimes de violence.
Un gouvernement du PQ investirait aussi 35 millions $ sur 4 ans dans les ressources des maisons de première étape et rehausserait de 52 millions $ sur 4 ans le financement des maisons de deuxième étape, dans l’ensemble de la province.
«Les femmes qui sont victimes de maltraitance devraient toujours pouvoir recevoir les soins psychologiques et physiques dont elles ont besoin et pouvoir être hébergées dans des lieux où elles seront en sécurité. Une femme sur deux qui demande une place en maison d’hébergement est refusée par manque de place», a affirmé Mme Gentilcore, candidate dans la circonscription de Terrebonne, par voie de communiqué.
