Au jour 17 de la campagne électorale au Québec, il a été question de prévention en santé, de gratuité dans les transports en commun, de l’ajout de policiers et de procureurs et de la liberté du choix des parents pour l’école de leurs enfants.
Le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon a présenté des engagements en santé, affirmant notamment qu’un gouvernement du PQ investirait 150 millions $ sur 4 ans dans les CLSC.
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Ainsi, le PQ souhaite faire des CLSC la «porte d’entrée» du réseau de la santé, y voyant une option efficace sur le plan des finances et de la rapidité d’accès aux soins.
Le PQ promet aussi d’augmenter le nombre de médecins en bonifiant les cohortes en médecine et en permettant l’ouverture de programmes en médecine dans les universités en région.
La formation a également dit vouloir favoriser la prévention, en augmentant de 550 millions $ sur 4 ans le budget de la santé publique destiné à cet aspect.
En conférence de presse dans l’est de Montréal samedi matin, M. St-Pierre Plamondon a été appelé à revenir sur sa promesse d’abolir l’agence Santé Québec, se faisant demander s’il y aurait des pertes d’emplois.
Le chef péquiste a indiqué que ce ne sont pas tous les employés de l’agence qui seraient licenciés.
«Globalement, vous avez raison de dire que la taille du nombre de fonctionnaires pour gérer la santé va diminuer», a toutefois dit M. St-Pierre Plamondon, sans avancer de chiffres.
Cinq pour cent du budget en prévention
Le chef libéral, Charles Milliard, a aussi dit miser sur la prévention en santé.
Faisant campagne à Trois-Rivières samedi, M. Milliard a promis, si son parti est porté au pouvoir, d’investir 5 % du budget de la santé en prévention d’ici les dix prochaines années.
Le PLQ propose notamment d’élargir les programmes organisés de dépistage de certains cancers, de renforcer la prévention des maladies chroniques et la vaccination, et d’investir davantage dans les saines habitudes de vie.
Le chef libéral est revenu sur les propos qu’il a tenus sur les pouvoirs en matière d’immigration lors de l’émission «Cinq chefs, une élection» diffusée sur les ondes de Radio-Canada.
Samedi, il a reconnu qu’il ne sera «pas facile» d’arracher les pleins pouvoirs en matière d’immigration temporaire à Ottawa, comme il le souhaite, mais a soutenu que les libéraux auront un bien meilleur partenariat avec Ottawa que la Coalition avenir Québec.
Le chef libéral a déjà indiqué qu’il ne comptait pas baisser l’immigration temporaire dans la province, mais estime que le Québec est plus à même de tenir compte des particularités de son contexte économique pour prendre des décisions éclairées.
En ce qui a trait à l’immigration permanente, le PLQ propose un seuil qui se situerait dans la fourchette entre 45 000 et 70 000.
La CAQ ajouterait 300 policiers
La cheffe caquiste Christine Fréchette était à l’École nationale de police à Nicolet samedi matin, où elle a promis d’ajouter 300 policiers à la Sûreté du Québec (SQ) et dans les corps policiers municipaux.
Cinquante procureurs seraient également ajoutés au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) au cours d’un prochain mandat.
Mme Fréchette s’est dite prête à débourser 196 millions $ pour ces deux mesures.
La CAQ investirait 13 millions $ pour créer des «équipes mixtes» en région, c’est-à-dire des équipes réunissant un policier et un intervenant en santé mentale.
Deux pôles d’expertise technologique verraient également le jour, à Montréal et à Québec.
Par ailleurs, en réponse à une question d’un journaliste, Mme Fréchette s’est engagée samedi à maintenir le plafonnement des tarifs d’Hydro-Québec à 3 % pour les clients résidentiels.
QS veut la gratuité du transport pour les jeunes
Québec solidaire a promis de rendre le transport en commun gratuit pour les moins de 25 ans. Il en serait de même pour les 65 ans et plus et un gouvernement solidaire accorderait un crédit d’impôt de 20 % au reste des usagers.
En conférence de presse à Montréal, la porte-parole de QS, Ruba Ghazal, a précisé que le parti promet également d’augmenter le financement des sociétés de transport afin de ne pas nuire à la qualité des services et à leur développement.
Le coût de la gratuité du transport en commun et du crédit d’impôt s’élèverait à 270 millions $, auquel s’ajouteraient 230 millions $ pour le maintien et la bonification des services, soit un total de 500 millions $ par année.
Mme Ghazal a fait valoir qu’il y avait «beaucoup de barrières» à l’accès aux services, particulièrement pour les populations qui en ont le plus besoin.
QS a déjà annoncé en début de campagne une enveloppe de 23 milliards $ sur 10 ans pour la réparation du réseau de transport collectif et le développement de nouveaux projets.
La liberté de choix des parents, selon le PCQ
Le Parti conservateur du Québec (PCQ) veut accorder plus de pouvoirs aux écoles dans l’offre de programmes, de même que dans la gestion du personnel et le transport scolaire.
Pour ce faire, il soutient qu’il «financerait directement» les écoles, et réduirait le nombre de centres de services scolaires en réorientant leur rôle sur le soutien et la coordination.
Aussi, le PCQ ferait en sorte que le lieu de résidence ne serait plus le critère prépondérant dans le choix d’une école pour les parents.
Le chef conservateur, Éric Duhaime, a dit favoriser la «liberté de choix des parents». Il estime que les écoles qui seront davantage choisies par les parents pourront prendre de l’expansion et les autres s’adapter.
«Si le système d’éducation a réussi à mieux performer, c’est en grande partie grâce à la concurrence entre le public et le privé», a-t-il soutenu.
Avec des informations de Quentin Dufranne, Thomas Laberge, Coralie Laplante et Caroline Plante de La Presse Canadienne.
