Les promesses électorales de QS

QS veut mettre en place un service de première ligne contre la cyberviolence

Pour y parvenir, le parti souhaite s’inspirer de la plateforme «Netsafe» utilisée depuis 2015 en Nouvelle-Zélande.

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QS promet 10 jours de congés payés pour les femmes victimes de violence

Québec solidaire (QS) a annoncé dimanche matin qu’un gouvernement solidaire renforcerait la sécurité des femmes en s’attaquant de front à la haine en ligne et à la montée des discours masculinistes dont elles peuvent être la cible, tout en renforçant le soutien pour les femmes victimes de violence conjugale.

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Pour contrer les violences en ligne, le parti de gauche propose de créer un service d’intervention de première ligne qui permettra aux victimes de dénoncer les personnes à l’origine des messages haineux qu’elles reçoivent. QS prévoit une enveloppe de 10 millions $ pour la mise en place de ce service.

Pour y parvenir, le parti souhaite s’inspirer de la plateforme «Netsafe» utilisée depuis 2015 en Nouvelle-Zélande. La porte-parole de QS, Ruba Ghazal, a expliqué en conférence de presse à Montréal que cet outil comprendrait un guichet unique qui permettrait de signaler un cas de cyberharcèlement «sans avoir à naviguer dans une multitude de ressources».

Un tel service inclurait également une équipe spécialisée pour accompagner les victimes tout en intervenant auprès des personnes qui commettent la cyberviolence. Selon Mme Ghazal, cet outil fait déjà ses preuves en Nouvelle-Zélande et permettrait dans 97 % des cas de résoudre des situations de cyberviolence en moins de 15 jours.

QS souhaite également implanter un nouveau recours légal qui permettrait aux juges d’ordonner rapidement la fin d’un comportement de harcèlement en ligne.

«Il faut un service qui peut agir rapidement, accompagner les victimes et intervenir directement auprès des auteurs de ces violences, a-t-elle dit. Parce que la liberté d’expression, ça ne veut pas dire la liberté d’intimider, de menacer ou de harceler.»

Ruba Ghazal a expliqué en point de presse à Montréal que son gouvernement accordera dix jours de congés payés aux femmes victimes de violence conjugale, et ce, aux frais de l’employeur.

Pour accompagner cette mesure, la candidate solidaire souhaite allouer 600 millions $ pour ouvrir jusqu’à 1000 nouvelles places en maison d’hébergement à travers la province.

«Quand une femme commence à se demander si ça vaut vraiment la peine de parler parce qu’elle sait qu’elle va recevoir une avalanche de haine, c’est toute notre démocratie qui perd», a souligné Mme Ghazal.

«Recevoir de la haine en ligne simplement parce qu’on est une femme qui ose prendre la parole publiquement, ce n’est pas normal, a-t-elle ajouté. C’est pas normal de se dire qu’il y a un prix à payer quand on est une femme journaliste, une militante, une créatrice de contenu ou tout simplement une femme qui ose s’exprimer, assez c’est assez, il est temps d’agir.»

Québec solidaire avait déjà annoncé en début de campagne son désir de créer un nouveau ministère des Femmes et de l’Égalité des genres, dont une des missions principales serait de lutter contre les féminicides.

Le Parti québécois (PQ) s’est également exprimé dimanche sur les violences faites aux femmes en proposant la construction de 6 nouvelles maisons de première étape, qui devrait, à terme, permettre d’ajouter entre 70 et 80 places pour des femmes victimes de violence.

Il allouerait 35 millions $ sur 4 ans dans les ressources des maisons de première étape et rehausserait de 52 millions $ sur 4 ans le financement des maisons de deuxième étape, dans l’ensemble de la province.

Quentin Dufranne

Quentin Dufranne

Journaliste