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Exemplarité de l’État: le Parti québécois gèlerait les salaires des députés

Le salaire des députés est passé de 100 000 $ en 2023 à 146 000 $ aujourd’hui, a souligné Paul St-Pierre Plamondon.

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Le Parti québécois gèlerait les salaires des députés Le PQ souhaite imposer des mesures d ’«exemplarité» aux hautes instances de l'État. Il veut notamment geler les salaires des députés, des ministres et des dirigeants des sociétés d'État jusqu'au retour de l'équilibre budgétaire.

S’il forme le prochain gouvernement, le Parti québécois (PQ) imposera aux plus hautes instances de l’État des mesures d’«exemplarité».

En premier lieu, il gèlera le salaire des députés, des ministres et des dirigeants des sociétés d’État jusqu’au retour à l’équilibre budgétaire en 2028-2029.

Le salaire des députés est passé de 100 000 $ en 2023 à 146 000 $ aujourd’hui, a souligné le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon en conférence de presse à Québec, samedi.

«Les Québécois ont été choqués de voir les députés (...) s’auto-octroyer une hausse de salaire» en pleine négociation avec les employés du secteur public à qui l’on promettait moins, a-t-il dit.

«Il y a là un conflit d’intérêts injustifiable», a-t-il ajouté.

Les élus du PQ — qui avaient voté contre ces hausses — ont versé leur part à des organismes communautaires, pour un total de 194 000 $ remis à la collectivité.

Or, les futurs députés du PQ n’auront pas à le faire et pourront donc toucher l’augmentation de salaire, a admis PSPP, en réponse à une question d’un journaliste.

PDG et conseils d’administration 

Par ailleurs, le PQ obligerait tous les candidats sélectionnés pour des postes à la tête de sociétés d’État à comparaître en commission parlementaire. 

Cela toucherait notamment Hydro-Québec, la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ), Investissement Québec et la Caisse de dépôt et placement du Québec.

Il ajouterait aussi des objectifs de performance pour les PDG des sociétés d’État et ferait le «ménage» dans leurs bonus.

«Ce n’est pas normal que des sociétés d’État (...) permettent de toucher des bonus faramineux pendant que les résultats ne sont pas au rendez-vous», a déclaré le chef péquiste.

Il a pointé le PDG de la Société des alcools du Québec (SAQ), qui a reçu 133 000 $ en prime depuis deux ans «alors que le bénéfice net de la SAQ a diminué de 0,8 %».

Le PQ renforcerait également la capacité du gouvernement à congédier les dirigeants responsables de mauvaise gestion grave.

Lorsque le «scandale SAAQclic» a éclaté, la Coalition avenir Québec de Christine Fréchette n’a pas pris ses responsabilités, a accusé M. St-Pierre Plamondon. 

«La CAQ s’est contentée de tabletter, déplacer les gens responsables du scandale à d’autres endroits en maintenant leur juteuse rémunération», a-t-il dénoncé.

«Avec un gouvernement du PQ, ça va être fini l’impunité et la déresponsabilisation.»

Le PQ promet par ailleurs de resserrer les critères de sélection pour les postes aux conseils d’administration des agences et organismes publics ou parapublics.

Projet de loi dans les 100 jours

Ces changements seraient inclus dans un projet de loi sur l’exemplarité et l’imputabilité des hauts fonctionnaires qui serait déposé dans les 100 premiers jours d’un gouvernement péquiste.

«On ne peut pas demander au secteur public et parapublic d’adopter un certain régime minceur (...) pendant que nous, on ne donnerait pas l’exemple», a déclaré M. St-Pierre Plamondon.

«Tout le monde doit mettre l’épaule à la roue. Avec un gouvernement du PQ, l’exemple va venir d’en haut», a-t-il ajouté.

Caroline Plante

Caroline Plante

Journaliste