Il y a une «convergence de vues» entre Donald Trump et Paul St-Pierre Plamondon: tous les deux veulent «affaiblir le Canada», selon Christine Fréchette.
En mêlée de presse à Gatineau vendredi après-midi, la cheffe caquiste a dit qu’il y a un «alignement des astres» entre l’imprévisible président américain et le Parti québécois.
Mme Fréchette était appelée à commenter notamment la sortie du chef péquiste, qui dénonce l’ingérence du fédéral dans la campagne électorale.
M. St-Pierre Plamondon «voit des complots qui n’existent pas», a-t-elle déploré.
Donald Trump «ne voit pas d’un mauvais oeil l’idée qu’il y ait des divisions au Canada», tandis que le PQ cherche à «créer une division entre le Québec et le Canada», avec son projet de réaliser l’indépendance, a-t-elle plaidé.
«Un Canada qui s’affaiblit peut servir ses intérêts, ses objectifs (de Donald Trump), a ajouté Mme Fréchette. Le Parti québécois veut un référendum gagnant dans les quatre prochaines années. Alors, je dis simplement qu’il semble y avoir une convergence de vues entre l’un et l’autre. Je ne vais pas plus loin que ça.»
Elle reproche aussi au PQ d’accorder plus de crédibilité à la parole de Donald Trump qu’à celle du premier ministre canadien Mark Carney, en faisant référence au motif invoqué pour mettre fin aux négociations Canada-États-Unis.
Ottawa a fait savoir que c’était pour défendre le français alors que les négociateurs américains demandaient des concessions, ce que l’administration américaine a démenti.
M. St-Pierre Plamondon a alors accusé M. Carney d’avoir voulu ainsi se présenter comme un défenseur du français.

