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«La plus grande ingérence du fédéral depuis 1995», s’inquiète St-Pierre Plamondon

Pour le chef péquiste, ce n’est pas non plus un hasard si le gouvernement fédéral de Mark Carney a annoncé des projets majeurs au Québec ces derniers jours.

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Sécurité alimentaire : le PQ veut investir davantage dans le financement des organismes d’aide Le Parti québécois s’engage à investir 100 M$ supplémentaires par an pour financer des organismes d’aide et de sécurité alimentaire, notamment auprès des jeunes et des aînés défavorisés.

Paul St-Pierre Plamondon soupçonne Ottawa de se mettre au service de la Coalition avenir Québec (CAQ), «la plus grande ingérence (...) dans notre élection depuis 1995», dénonce-t-il.

Le chef péquiste a tenu ces propos vendredi à Chibougamau, dans le Nord-du-Québec, où il annonçait des mesures pour contrer l’insécurité alimentaire.

Il venait également d’annoncer que son parti a demandé au Directeur général des élections (DGE) d’enquêter sur le contrat donné par la CAQ à un organisme fédéraliste.

La CAQ a mandaté Mission Leadership Québec (MLQ), un organisme qui fait la promotion de l’unité canadienne, pour organiser ses assemblées publiques, a révélé «Le Journal de Québec».

Dans sa plainte, le Parti québécois (PQ) soutient que MLQ «serait sous le contrôle d’individus liés au Parti libéral du Canada, notamment (...) un ancien proche conseiller de Mélanie Joly».

Pour M. St-Pierre Plamondon, ce n’est pas non plus un hasard si les libéraux de Mark Carney ont annoncé des projets majeurs au Québec ces derniers jours.

M. Carney et la cheffe de la CAQ, Christine Fréchette, ont annoncé ensemble une entente avec Terre-Neuve-et-Labrador sur l’hydroélectricité, puis un important contrat à la Davie.

Jeudi, M. Carney annonçait 4,7 milliards $ pour la construction de voitures de train de Via Rail, un contrat qui fournira du travail à l’usine d’Alstom de La Pocatière.

«Je pense qu’on devrait être inquiet de la possibilité qu’on soit devant la plus grande ingérence du fédéral dans nos affaires et notre élection depuis 1995», a déclaré M. St-Pierre Plamondon.

«Il ne faut pas non plus s’aveugler sur un certain nombre de faits, (...) le love-in, l’intérêt soudain du fédéral pour des questions qui n’avançaient pas pendant huit ans», a-t-il ajouté.

De passage à Saint-Eustache vendredi, Mme Fréchette a réfuté ces allégations. À son avis, il n’y a «absolument pas» d’ingérence du gouvernement fédéral dans les élections québécoises.

«On fait des partenariats avec le fédéral quand c’est bon pour le Québec, a-t-elle déclaré. Nous, on ne va pas juste chercher le trouble et la chicane à Ottawa, comme le Parti québécois.»

«Nous, on va chercher des partenariats, puis des gains pour le Québec quand c’est bon pour le Québec, dans le respect des champs de juridiction québécois.»

Caroline Plante

Caroline Plante

Journaliste