Le chef du Parti conservateur du Québec (PCQ) était en visite jeudi au siège de l’Union des producteurs agricoles (UPA), où il a promis de s’opposer à toute forme de train à grande vitesse et à réduire la paperasse et les exigences réglementaires pour les agriculteurs.
DOSSIER | ÉLECTIONS QUÉBEC 2026
Devant une foule d’agriculteurs réunis à Longueuil en matinée, le chef du PCQ Éric Duhaime, a exprimé très clairement la position de son parti sur les trains à grande vitesse.
«Je peux vous assurer qu’au Parti conservateur du Québec, on est contre, totalement, toutes formes de TGV».
L’UPA craint que le projet de TGV, mené par la société fédérale Alto, représente une menace directe à l’intégrité du territoire agricole, à la sécurité alimentaire et à l’avenir des fermes.
Selon Éric Duhaime, en plus de menacer des terres agricoles, un train à grande vitesse représente un grand risque financier.
«C’est un projet qui coûtera les yeux de la tête et qui, à nos yeux, n’a pas de rentabilité possible», a indiqué celui dont le cadre financier mise sur l’exploitation des combustibles fossiles pour stimuler l’économie.
Le projet de TGV entre Québec et Toronto vise à transporter jusqu’à 24 millions de passagers par an d’ici 2055. Le train permettrait de relier Montréal et Toronto en trois heures ainsi que Montréal et Ottawa en moins d’une heure.
Il relierait Québec, Trois-Rivières, Laval, Montréal, Ottawa, Peterborough et Toronto.
Le protecteur de la gestion de l’offre
Lors de sa rencontre avec les dirigeants de l’UPA, le chef du Parti conservateur du Québec s’est présenté comme le protecteur de la gestion de l’offre, malgré les déclarations récentes de certains de ses candidats.
Les agriculteurs du Québec «peuvent compter sur le Parti conservateur» pour «protéger la gestion de l’offre», a promis Éric Duhaime jeudi matin.
«Jamais on ne va accepter que le gouvernement fédéral laisse tomber les intérêts de ceux et celles qui nourrissent le Québec. C’est un engagement formel que l’on prend devant vous, vous pouvez compter sur nous», a ajouté le chef du PCQ.
Cet engagement tranche avec les déclarations passées du chef du PCQ et de certains candidats.
Par exemple, comme «Le Devoir» le rapportait récemment, Dominique Dumas, candidat dans la circonscription des Chutes-de-la-Chaudière comparait, en 2019, le système de la gestion de l’offre à une «mafia du lait».
«Si t’es un producteur de lait qui reconnaît la merde dans la gestion de l’offre, t’es correct avec moi. Si tu défends le système, t’es un esti de voleur», a-t-il écrit sur le réseau social X en 2019.
Les candidats Frédéric Poulin, Adrien Pouliot, Gary Charles et Éric Duhaime lui-même ont remis en question la gestion de l’offre dans le passé.
Mais le président de l’Union des producteurs agricoles ne remet pas en doute la position actuelle du chef du PCQ sur le sujet.
«C’est quand même le chef de l’organisation» et «il a lancé un message clair» alors «je n’ai pas d’inquiétude», a indiqué Martin Caron.
Lors de la rencontre avec les agriculteurs, Éric Duhaime a réitéré plusieurs engagements de son parti, par exemple réduire la paperasse et «enlever 30% de la réglementation en cinq ans».
Le chef du PCQ a aussi promis «d’éliminer les barrières entre les provinces» faire disparaître le marché du carbone et «créer 17 tables régionales décisionnelles» pour les agriculteurs.
