Le chef du Parti conservateur du Québec (PCQ), Éric Duhaime, a présenté vendredi matin son projet de troisième lien entre Québec et Lévis, qu’il évalue entre 2,7 et 3 milliards $.
Le PCQ propose la construction d’un pont à haubans de 2,15 kilomètres au sud de l’île d’Orléans, qui relierait le chemin Royal à la route 132.
En conférence de presse, M. Duhaime a expliqué qu’il aurait aimé présenter un projet à quatre voies, mais qu’il privilégie plutôt un pont à deux voies.
«C’est sûr que s’il n’y avait pas déjà 2,8 milliards $ d’engagés dans le pont qui est en train d’être construit entre la Rive-Nord et l’île d’Orléans, le projet aurait été à quatre voix plutôt qu’à deux. C’était évident», a-t-il soutenu.
«Maintenant, est-ce qu’on va refaire une autre infrastructure ou démolir l’infrastructure actuelle? Je pense que, dans la période d’économie qu’on connaît, où les finances publiques du Québec sont dans le rouge, ce ne serait pas intelligent de le faire.»
Le chef du PCQ a fait valoir que son projet, « contrairement à un pont de l’ouest de l’île, comme ce que la CAQ propose à l’heure actuelle», «ne va pas obstruer la vue entre l’île d’Orléans et le Vieux-Québec».
Le chef du PCQ, qui faisait campagne à Lévis vendredi matin, était accompagné de la candidate conservatrice Karine Laflamme, qui a déclaré que «Lévis ne peut pas demeurer aussi vulnérable» et «que les familles, les travailleurs et les entreprises ont besoin d’un troisième lien autoroutier».
Des entraves majeures «cachées», selon Duhaime
Par ailleurs, en conférence de presse, Éric Duhaime a accusé la cheffe de la Coalition avenir Québec de «cacher» des «entraves majeures» prévues sur le pont Pierre-Laporte.
Il a laissé entendre qu’un devis technique du ministère des Transports indiquerait que la membrane du pont doit être remplacée, cinq ans seulement après avoir été installée.
«Pourquoi Christine Fréchette a-t-elle caché cette information? Est-ce parce que la CAQ a négligé l’entretien de nos infrastructures et qu’elle doit maintenant intervenir plus rapidement que prévu?», a demandé le chef du PCQ.
Lors d’un point de presse à Saint-Eustache, Christine Fréchette a nié les allégations de son rival.
«Non, je n’étais pas au courant de ces travaux-là et c’est important (...) de poser des actes pour entretenir le pont, nos infrastructures, c’est essentiel».
Mme Fréchette a profité du moment pour critiquer le projet de troisième lien d’Éric Duhaime.
Sa proposition, a-t-elle indiqué, «repose juste sur les finances publiques», alors que «nous, on veut travailler avec le privé».
