Politique

Santé, immigration, 3e lien: les propositions de Christine Fréchette comme première ministre

Voici un récapitulatif des promesses de Christine Fréchette.

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Christine Fréchette veut relancer l’économie du Québec La première ministre désignée et nouvelle cheffe de la CAQ Christine Fréchette affirme qu’elle veut relancer l’économie du Québec.

Christine Fréchette dirigera le Québec à tout le moins jusqu’aux prochaines élections, prévues en octobre.

Voici ce que la successeure de François Legault a promis concernant différents dossiers au cours de la course à la chefferie de la Coalition avenir Québec (CAQ).

Santé

Pour désengorger les urgences des hôpitaux de la province, Christine Fréchette propose notamment de créer des salles d’attente virtuelles.

Il s’agirait, selon elle, d’une solution concrète pour s’attaquer à un problème qui touche des milliers de Québécois.

Mme Fréchette propose de lancer des projets pilotes de salles d’attente virtuelle dans les urgences afin de permettre à certains patients de pouvoir retourner à la maison tout en conservant leur place dans les priorités de l’urgence.

«À l’approche de leur tour, les patients recevraient un appel ou un texto leur indiquant de se présenter de nouveau au centre hospitalier où ils se sont initialement présentés», avait-elle détaillé.

Selon Mme Fréchette, il s’agirait d’une solution qui permettrait d’améliorer les services offerts aux citoyens, mais aussi de désengorger les urgences.

«Les heures d’attente à l’urgence sont un problème bien réel et on doit agir. Les Québécois paient suffisamment d’impôts pour s’attendre à des services efficaces et accessibles», avait-elle expliqué.

Un premier bain de foule à Trois-Rivières pour la première ministre désignée, Christine Fréchette Au lendemain de son élection comme cheffe de la Coalition Avenir Québec, la première ministre désignée, Christine Fréchette, s'est offert son premier bain de foule dans un café de Trois-Rivières.

Immigration

Mme Fréchette a promis de raviver le Programme de l’expérience québécoise (PEQ) pour une durée de deux ans, afin de faciliter la transition vers le Programme de sélection des travailleurs qualifiés.

Lors d’un débat l’opposant à Bernard Drainville, elle n’a pas précisé le nombre de personnes qui obtiendraient la résidence permanente, mais a maintenu que le seuil d’immigration fixé par Québec à 45 000 immigrants permanents par année serait respecté.

Elle souhaite également réduire les invitations du Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ) afin de respecter les seuils d’immigration.

3 lien

La question du 3e lien a été un point de discorde important entre Christine Fréchette et Bernard Drainville lors de la course à la chefferie de la CAQ.

Elle a accusé son rival de défendre un tracé que personne ne veut pour satisfaire son «ego». M. Drainville a rétorqué que son adversaire devrait jouer franc jeu et dire qu’elle ne voulait pas vraiment réaliser le projet.

«Pas pour ton ego»: le troisième lien provoque des flammèches au débat entre Fréchette et Drainville Alors que le premier débat entre les deux candidats à la direction de la CAQ a eu lieu samedi, le sujet du troisième lien est revenu dans les discussions et a provoqué des flammèches entre Christine Fréchette et Bernard Drainville.

En février, elle présentait un plan en trois phases qui inclut un nouveau lien interrives entre Québec et Lévis.

Oui à un nouveau lien interrives, mais «pas à n’importe quel prix», précisait Mme Fréchette lors d’un point de presse. Elle propose de revenir à un tracé à l’Est et désire qu’il se réalise en partenariat public-privé avec une participation d’Ottawa. Il y aurait aussi un péage.

«Si je suis élue cheffe de la CAQ, je vais annuler le projet actuel de 3e lien. On parle ici d’un projet de près de 11 milliards de dollars, dont le tracé ne correspond pas aux demandes de la région, qui n’offre qu’un très faible gain de temps en matière de déplacement et qui impose un fardeau important sur nos finances publiques», avait alors indiqué la politicienne.

Mme Fréchette souligne qu’il n’y «a plus d’appuis» pour le corridor central comme proposé il y a quelques mois.

Mme Fréchette avait dit avoir l’intention de mandater le ministère des Transports pour qu’il puisse «lancer un appel de propositions pour un lien situé plus à l’est comme souhaité par les gens de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches [...] On veut que le fédéral s’investisse dans le projet, mais globalement, ce sera au privé de prendre le lead. Le Québec ne peut pas se permettre un projet à 10, 11 ou 12 milliards $ financer entièrement par des fonds publics», avait-elle lancé.

Ce sera au privé de soumettre les propositions de projet. «Sur [cette] base, on va analyser ce qui représente le plus grand intérêt». On n’exclut pas à cette heure qu’il n’y ait aucun intérêt pour un 3e lien dans l’est.

Aucun prix maximal pour la réalisation du 3e lien n’a été avancé. Encore une fois, c’est le privé qui doit proposer une nouvelle fourchette de prix.

Gaz de schiste

Lors d’un débat en mars, M. Drainville a placé Mme Fréchette sur la défensive sur la question de l’exploitation des gaz de schiste.

L’ancienne ministre de l’Économie veut relancer le débat sur le sujet. À l’inverse, son adversaire y est farouchement opposé.

«Je suis pour l’exploitation des ressources naturelles, mais d’une manière responsable. Et la fracturation hydraulique, c’est non ! Si vous me demandez de choisir entre l’eau et le gaz, je vais toujours choisir l’eau», avait dit son rival.

«La proposition que j’ai faite, c’est d’en discuter, d’en débattre. Parce que le contexte a énormément changé ces derniers mois, même ces derniers jours, on pourrait dire, avec le conflit en Iran», avait répondu Mme Fréchette.

Elle avait assuré que «l’acceptabilité sociale» et les «normes environnementales» seront prises en compte.

Éducation

Au début du mois de mars, Christine Fréchette promettait de «protéger les services aux élèves» en faisant croître les budgets «au minimum au rythme de l’inflation».

L’été dernier, son rival dans la course, l’ex-ministre de l’Éducation Bernard Drainville, avait imposé des restrictions budgétaires de 510 millions $ aux centres de services scolaires (CSS).

Pour éviter qu’un tel épisode ne se reproduise, Mme Fréchette s’est engagée à déposer un projet de loi garantissant l’indexation des budgets au minimum à l’inflation.

«L’objectif est clair: protéger les services aux élèves (...) contre toutes compressions futures. Cette loi assurera une meilleure prévisibilité aux CSS», avait-elle déclaré par communiqué.

Éducation: entrevue avec Christine Fréchette L’aspirante cheffe de la Coalition avenir Québec (CAQ) Christine Fréchette promet de «protéger les services aux élèves» en faisant croître les budgets «au minimum au rythme de l’inflation».

Par ailleurs, Mme Fréchette a promis d’accélérer la construction d’écoles avec des partenaires privés.

Ceux-ci pourraient assumer la construction, la propriété et la gestion des actifs immobiliers, incluant l’entretien et les rénovations majeures, selon elle.

Les CSS demeureraient responsables des besoins pédagogiques, définiraient les normes fonctionnelles et seraient locataires à long terme, avec des possibilités de transfert des bâtiments.

Christine Fréchette considère aussi le «mode collaboratif», une approche déjà utilisée pour des projets majeurs au Québec qui repose sur un «partage transparent des risques».

Enfin, elle souhaite redonner de «l’agilité» aux équipes-écoles et réduire «significativement» leur fardeau administratif.

«L’éducation est une priorité, et il est temps de recentrer notre action sur cette mission fondamentale. Comme cheffe de la CAQ, je m’engage à (...) garantir des services stables et prévisibles aux élèves», avait-elle affirmé lors de la course.

«Il faut aussi moins de paperasse, plus de flexibilité sur le terrain et des écoles construites plus rapidement. Chaque décision sera guidée par un seul objectif: offrir plus de services à nos jeunes et assurer leur réussite, avait-elle ajouté.