Payant ou pas, le 3e lien? La promesse de sa construction à Québec sera à nouveau au cœur des élections pour les gens de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches, et la Coalition avenir Québec (CAQ) croit encore pouvoir séduire les électeurs avec le projet.
Le 3e lien, qui a évolué à plusieurs reprises dans les dernières années, est toujours dans les plans de la CAQ, a assuré la première ministre Christine Fréchette en entrevue avec Noovo Info.
Elle soutient que son approche concernant le projet «donne confiance» notamment parce qu’elle est basée sur le souhait de dirigeants économiques et politiques à Québec et du côté de Lévis.
«C’est important pour moi de prendre en considération les souhaits des gens, parce que c’est à eux qu’on veut offrir ce service-là, cette infrastructure-là», dit-elle.
Mme Fréchette a d’ailleurs proposé un nouveau tracé du troisième lien plus à l’est et une collaboration avec le privé lors de la course à la chefferie du parti. Cette nouvelle version du projet aura également un péage.
«C’est sûr qu’il y aura un péage pour ce troisième lien, du fait de la présence du privé. Il faut que ça rapporte», explique la première ministre.
Elle rappelle que plusieurs projets semblables existent un peu partout au Canada, dont le pont de la Confédération, qui relie le Nouveau-Brunswick à l’Île-du-Prince-Édouard.
«C’est un pont beaucoup plus long, avec beaucoup moins d’achalandage que ce qui est prévu avec le troisième lien et ça fonctionne là-bas», soutient Mme Fréchette, ajoutant que le prix du péage reste encore à déterminer.
Et malgré les nombreux revirements et critiques concernant le projet, Christine Fréchette reste persuadée que cette version réussira à convaincre les électeurs de voter pour la CAQ en octobre prochain.
«Je suis confiante, ce que je sens sur le terrain c’est vraiment une belle effervescence», dit-elle.
Elle affirme que les Québécois sont satisfaits du travail qu’elle a accompli lors de ses premières semaines en tant que première ministre.
«Ils sont contents de voir le changement. Je pense qu’ils apprécient le ton que j’ai adopté, la couleur de mon leadership, le rythme auquel on a été et le type d’enjeu qu’on a mis de l’avant. On va maintenir le cap et on a le vent dans le dos», affirme Mme Fréchette.
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