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«Unreliable Boyfriend»: Freeland règle ses comptes avec Trudeau dans son nouveau livre

«En y repensant aujourd’hui, je crois que j’ai probablement quitté le cabinet Trudeau un an, voire deux ans, trop tard.»

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Chrystia Freeland and the cover of her new book, “Unreliable Boyfriend,” in a combination photo. (Simon and Shuster Canada / THE CANADIAN PRESS/Sean Kilpatrick) Chrystia Freeland et la couverture de son nouveau livre, «Unreliable Boyfriend», sur une photo composite. (Simon Schuster Canada / LA PRESSE CANADIENNE / Sean Kilpatrick)

Chrystia Freeland, l’une des figures les plus connues de la politique canadienne et qui a occupé le poste de première adjointe du premier ministre pendant près d’une décennie avant de jouer un rôle déterminant dans sa chute politique, se confie sans détour dans un nouveau livre.

L’ouvrage de 416 pages de Chrystia Freeland, intitulé Unreliable Boyfriend, se décrit comme « à la fois un récit autobiographique, un essai polémique et un plan d’action pour la mondialisation 2.0», offrant un aperçu des coulisses des événements qui ont fait les manchettes à l’échelle mondiale.

Cet article est une traduction du contenu de CTV News.

«Je déteste parler de mon enfance, et même d’y penser », écrit Mme Freeland dans son livre. «Je trouve que feuilleter de vieux albums de photos de famille est presque physiquement douloureux.»

Pourtant, l’ancienne vice-première ministre et ministre de longue date revient sur son enfance en Alberta, ses études aux universités de Harvard et d’Oxford, puis sur sa carrière de journaliste au cours de laquelle elle a «été témoin de l’effondrement de l’Union soviétique», avant de se lancer en politique, se décrivant comme à la fois une outsider et une initiée.

Autrement, elle ne mâche pas ses mots quant à ses opinions sur l’ancien premier ministre Justin Trudeau et le président américain Donald Trump, accusant le premier d’une «profonde froideur» en personne et qualifiant le second de «tyran typique».

En moins de deux ans, Mme Freeland a démissionné du cabinet de M. Trudeau dans une lettre publique cinglante, s’est présentée à la direction du Parti libéral, a siégé au cabinet du premier ministre Mark Carney, puis a démissionné à nouveau pour occuper aujourd’hui les fonctions de directrice générale et de présidente du Rhodes Trust.

CTV News a passé le livre au crible et en a extrait quelques anecdotes marquantes — comme celle où le président russe Vladimir Poutine a touché le ventre de Mme Freeland, alors enceinte — ainsi que des réflexions sur la manière dont elle a pris la décision de démissionner et sur sa relation avec M. Trudeau.

L’«exhibitionnisme moralisateur» de Trudeau

Dans son livre, Mme Freeland insiste sur le fait que «l’histoire sera clémente envers Justin Trudeau», lui attribuant à plusieurs reprises le mérite d’avoir tenu tête à Trump, d’avoir conclu des ententes avec des pays européens et asiatiques, d’avoir mis en œuvre des politiques nationales telles que la Prestation canadienne pour enfants et les services de garde abordables, et d’avoir su naviguer dans la pandémie de la COVID-19.

Mme Freeland remercie également M. Trudeau pour «le privilège d’avoir siégé au sein de [son] cabinet ».

Cependant, la lecture globale des quelque 200 références à Trudeau dans le livre révèle autant, sinon davantage, de critiques à l’égard de l’ancien premier ministre que d’éloges.

Par exemple, Mme Freeland détaille le tristement célèbre voyage en Inde de 2018, qui a fait le tour du monde, au cours duquel Trudeau et sa famille sont devenus la risée de la communauté internationale pour avoir porté des vêtements traditionnels indiens. «Les Canadiens qui ont commencé à se détourner de lui en raison de son exhibitionnisme moralisateur ont entrevu quelque chose qui était encore plus évident de près», écrit-elle.

La vice-première ministre et ministre des Finances Chrystia Freeland, ainsi que le premier ministre Justin Trudeau, arrivent au Hamilton Convention Centre, à Hamilton, en Ontario, avant la retraite du Cabinet libéral, le lundi 23 janvier 2023. La vice-première ministre et ministre des Finances Chrystia Freeland, ainsi que le premier ministre Justin Trudeau, arrivent au Hamilton Convention Centre, à Hamilton, en Ontario, avant la retraite du Cabinet libéral, le lundi 23 janvier 2023. (Nick Iwanyshyn | La Presse canadienne)

Tout au long de l’ouvrage, Mme Freeland met en évidence plusieurs cas où Trudeau semblait privilégier les apparences au détriment du fond.

Le qualifiant de «travailleur acharné, doté d’une endurance extraordinaire» et «extrêmement soucieux des moindres détails de ses propres apparitions publiques», l’ex-ministre libérale écrit que, lors des négociations de l’ALENA, par exemple, Trudeau «ne s’est pas plongé dans les détails de notre position de négociation ni dans ceux des négociations elles-mêmes».

Mme Freeland donne également un aperçu — de son point de vue — de ce qu’était la vie au sein d’un gouvernement dirigé par Trudeau pendant près d’une décennie, affirmant que «les pleurs étaient monnaie courante lors des réunions du cabinet» et qu’il y avait «toujours des mouchoirs à portée de main», les collègues tristes recevant parfois une étreinte du premier ministre.

«Nous devions surveiller notre langage», raconte Mme Freeland. «Lors d’une réunion, une collègue très progressiste a qualifié avec désinvolture quelque chose de “fou”.»

Selon le témoignage de Mme Freeland, le terme a valu au collègue en question une longue et sévère réprimande publique de la part de Trudeau, qui lui a fait savoir que l’utilisation du mot “fou” comme adjectif péjoratif était insultante pour les personnes ayant des problèmes de santé mentale.»

«Dorénavant, nous devrions tous utiliser le mot “bananes” pour décrire les gens ou les politiques qui étaient, disons, des bananes», continue Mme Freeland.

L’ancienne vice-première ministre fait également l’éloge de Trudeau pour son talent en matière de porte-à-porte et de campagne électorale, le qualifiant de «beau», de «célèbre» et de «charismatique». Mais «ce talent pour établir des liens avec des inconnus coexistait avec une profonde distance envers quiconque pouvait se rapprocher d’un pair», nuance-t-elle.

Mme Freeland ajoute que très peu de ministres du cabinet ont passé du temps en tête-à-tête avec Trudeau, et qu’elle peut «compter sur les doigts d’une main» le nombre de fois où elle l’a rencontré seule.

Trump et la place des États-Unis dans le monde

Le président américain, qui a qualifié Freeland de «farfelue» – une expression restée célèbre – et qui n’a pas caché son mépris à son égard, est mentionné près de deux fois plus souvent que Trudeau. Le mot «Trump» apparaît près de 450 fois dans le livre.

Affirmant que les États-Unis sous Trump sont le «petit ami peu fiable» éponyme de son livre, une grande partie du texte de Freeland porte sur sa stratégie pour composer avec le président américain.

«L’Oncle Sam veut être aimé — et craint. Et, parfois, vous ne l’intéressez pas vraiment.»

—  Extrait du livre de Chrystia Freeland, «Unreliable Boyfriend»
Prime Minister Justin Trudeau, right to left, Foreign Affairs Minister Chrystia Freeland, United States Trade Representative Robert Lighthizer, President of the United States Donald Trump, Mexico's Secretary of Economy Ildefonso Guajardo Villarreal, ... Le premier ministre Justin Trudeau, de droite à gauche, la ministre des Affaires étrangères Chrystia Freeland, le représentant américain au Commerce Robert Lighthizer, le président des États-Unis Donald Trump, le ministre mexicain de l'Économie Ildefonso Guajardo Villarreal et le président du Mexique Enrique Peña Nieto participent à une cérémonie de signature du nouvel Accord États-Unis-Mexique-Canada à Buenos Aires, en Argentine, le vendredi 30 novembre 2018. LA PRESSE CANADIENNE/Sean Kilpatrick

«Trump était ravi lorsque le secrétaire général de l’OTAN l’a appelé “papa”», ajoute-t-elle. «Il a soif de l’approbation de ceux qu’il considère comme les autres papas du monde: Xi Jinping, [Vladimir] Poutine et, parfois, Kim Jong-un.»

«Nous autres, nous formons son harem — ou peut-être que la métaphore la plus appropriée, véritablement américaine, serait celle des “épouses sœurs”», poursuit-elle. «Il veut notre adoration — et notre capitulation abjecte.»

En se penchant sur la manière de composer avec l’administration Trump, elle raconte à un moment donné une anecdote: lors d’un souper avec un ami, on lui a parlé d’une firme de consultation capable de garantir une bonne entente avec les responsables américains.

«Dans le Washington de Trump, les occasions de corruption sont vastes, flagrantes et omniprésentes», écrit-elle. Elle affirme également plus loin: «L’équipe de Trump est arrogante, grossièrement agressive, même à huis clos.»

Le livre de Mme Freeland se termine toutefois sur l’idée que «l’espoir est une stratégie», promouvant son concept de «friendshoring» avec des alliés partageant les mêmes valeurs, et affirmant que le moment est venu de se battre pour la démocratie libérale, et non de renoncer aux États-Unis — «du moins pas encore».

«L’heure est venue de faire preuve d’amour vache», a-t-elle écrit. «L’Amérique — et la démocratie américaine — a besoin d’amour vache. »

«Le président Trump est un tyran typique», a également écrit Mme Freeland. «Pour lui, la faiblesse est une provocation. Mais lorsqu’on lui fait face avec fermeté, il trouve le moyen de conclure une entente.»

La métaphore des relations amoureuses

La métaphore du «petit ami sur qui on ne peut compter» utilisée par Freeland — ainsi que les références et les conseils en matière de relations qui en découlent — est présente de manière cohérente tout au long du livre, notamment dans les titres de chapitres tels que «C’est dur de rompre» et «Restons amis».

À plusieurs reprises, lorsqu’elle aborde les relations entre le Canada et les États-Unis, Freeland les compare à une histoire d’amour.

«Nous devons nous faire désirer et être difficiles à obtenir», écrit-elle. «Personne n’aime une blonde en manque d’affection — ni un allié en manque d’affection.»

Freeland utilise une métaphore similaire lorsqu’elle aborde le sujet de Trudeau, décrivant le désenchantement du Canada à l’égard de l’ancien premier ministre et le comparant à des relations à long terme dans lesquelles «même la façon dont il mange ses céréales au déjeuner est une provocation».

«Au moment où il a démissionné, le premier ministre Trudeau avait été tellement caricaturé en tant que prétentieux woke qu’il était facile d’oublier que l’une des choses qui avait captivé les Canadiens lorsqu’il avait fait son entrée sur la scène politique était son charisme de macho», a écrit Mme Freeland.

Faisant référence aux tensions entre elle-même et M. Trudeau au cours des jours et des semaines qui ont précédé sa démission très médiatisée, Mme Freeland semble les comparer à une relation toxique approchant le point de rupture.

«En politique, comme en amour, on est très tenté d’entendre ce qu’on veut entendre.»

—  Extrait du livre de Chrystia Freeland, «Unreliable Boyfriend»

«Je voulais donc croire que ces assurances étaient vraies. En lisant ces lignes, vous êtes probablement stupéfaits de ma naïveté. Je sais, alors que je tape ces mots quelques années plus tard, que je le suis moi-même.»

Analyse de la «rupture» avec le PLC

Dans son livre, Mme Freeland apporte également un nouvel éclairage sur les mois tendus qui ont précédé sa démission finale.

Pendant des semaines, des rumeurs ont circulé à Ottawa au sujet d’une acrimonie croissante entre le cabinet du premier ministre et celui de Mme Freeland, alimentées par un article du Globe and Mail de l’époque, citant des sources anonymes, selon lequel de hauts fonctionnaires du cabinet de M. Trudeau s’inquiétaient des compétences de Mme Freeland en matière de communication économique.

Bien que Trudeau a insisté sur le fait qu’il avait «confiance» en Freeland, il a également confirmé qu’il avait discuté avec Carney — un ancien gouverneur de la Banque du Canada et de la Banque d’Angleterre — au sujet d’une entrée en politique fédérale.

«C’était humiliant de répéter, jour après jour, que je soutenais toujours un premier ministre qui cherchait ouvertement à me remplacer et qui avait cessé de donner une réponse claire lorsqu’on lui demandait s’il comptait me garder à mon poste», a déclaré Freeland.

«Mes amis divorcés disent qu’on quitte toujours un mariage six mois trop tard», a-t-elle également écrit. «En y repensant aujourd’hui, je crois que j’ai probablement quitté le cabinet Trudeau un an, voire deux ans, trop tard.»

La vice-première ministre et ministre des Finances Chrystia Freeland présente le budget fédéral sous le regard du premier ministre Justin Trudeau à la Chambre des communes à Ottawa, le mardi 16 avril 2024. La vice-première ministre et ministre des Finances Chrystia Freeland présente le budget fédéral sous le regard du premier ministre Justin Trudeau à la Chambre des communes à Ottawa, le mardi 16 avril 2024. (Adrian Wyld | La Presse canadienne)

Elle qualifie le jour où elle a été pratiquement congédiée par Trudeau via Zoom de «troisième pire» jour de sa vie. Moins d’une semaine plus tard, elle a publié sa lettre de démission en ligne.

Aujourd’hui, écrit Mme Freeland, elle continue de recevoir régulièrement des remerciements de la part d’inconnus pour avoir déclenché la démission de Trudeau lui-même.

«Mark Carney est un excellent premier ministre», a-t-elle écrit. «Je suis fière que ma décision l’ait aidé à obtenir ce poste de premier plan, même si j’ai fini par en payer le prix politique assez fort.»

Elle a demandé conseil à Chrétien

En revenant plus en détail sur la période qui a précédé sa démission, Freeland attribue à l’ancien premier ministre Jean Chrétien le mérite de lui avoir donné l’impulsion dont elle avait besoin pour démissionner.

Après avoir contacté Chrétien pour lui demander conseil, Freeland a déclaré que l’ancien premier ministre l’avait félicitée pour sa «loyauté sans faille» envers Trudeau et l’avait avertie qu’elle devait faire ce qui était le mieux pour le parti et le pays.

«Tant que vous le soutiendrez, il restera premier ministre», aurait déclaré Chrétien à Freeland. «Et il perdra les prochaines élections.»

«Le chef conservateur Pierre Poilievre deviendra premier ministre, et le Parti libéral sera anéanti», a-t-elle ajouté. «Et, si cela se produit, ce sera en partie de votre faute, car c’est votre soutien continu qui permet à Justin Trudeau de rester au pouvoir.»

L'ancien premier ministre Jean Chrétien dans le foyer de la Chambre des communes sur la Colline du Parlement à Ottawa, le 29 février 2024. (Justin Tang | La Presse canadienne)

Citations tirées du dossier du KGB

Pour promouvoir l’ouvrage, l’éditeur de Freeland a inclus des citations de personnalités éminentes au dos de la couverture, sous la rubrique «Ce que les gens ont dit à propos de Chrystia Freeland».

On y trouve notamment les éloges de personnes comme Carney, qui a déclaré que «la polyvalence, l’intelligence brute et le leadership fondé sur des principes de Freeland ont servi les Canadiens avec distinction».

On y trouve également une citation de Trump, qui a qualifié Freeland de «totalement toxique» et a déclaré, lors de sa démission, qu’elle «ne manquera à personne!». Le secrétaire américain au Commerce, Howard Lutnick, a quant à lui été très direct: «La pire.»

L’éditeur cite également un dossier du KGB soviétique sur Mme Freeland datant de l’époque où elle était une militante étudiante à la fin des années 1980, qui la qualifie d’«individu remarquable», doté d’un «esprit analytique», sans oublier qu’elle est «érudite, sociable, tenace et inventive».

Le KGB aurait conclu que Freeland elle-même aurait fait une excellente espionne. Freeland réfute toutefois cette affirmation dans son livre, écrivant qu’elle pense qu’elle ferait «une épouvantable espionne».

«Je suis tout le contraire d’une personne impassible, ce qui fait que je suis nulle pour la tromperie, même si je n’ai pas encore tout à fait retenu la leçon et que j’essaie encore parfois», a-t-elle écrit. «Et il me manque ce que je considère comme la qualité essentielle d’un espion: un cynisme mondain qui vous permet de feindre de manière convaincante d’avoir des opinions contraires à vos véritables convictions.»

Grossesse, Poutine et autres anecdotes personnelles

Bien que le livre de Freeland comprenne son analyse approfondie de la géopolitique actuelle, il est également rédigé en grande partie dans un style familier et regorge de références à la culture pop.

Rien que dans le prologue, Freeland fait référence à l’auteure extrêmement populaire Colleen Hoover et à son roman It Ends With Us, surnomme Trump en plaisantant de «Daddy Don» et cite les conseils en matière de rencontres des «Cosmo Girls».

Elle partage également plusieurs anecdotes très personnelles, consacrant des paragraphes à l’accouchement de son fils sans analgésiques et établissant un parallèle entre cette expérience et la négociation de l’Accord Canada-États-Unis-Mexique pendant le premier mandat de Trump.

«Chaque fois que je m’attaque à une tâche difficile, dont l’issue est incertaine, j’aime me donner du courage en me rappelant deux choses: premièrement, cela ne fait pas aussi mal que de donner naissance à un bébé de 9 1/2 lb, et deuxièmement, que chaque moment difficile est un moment de plus qui me rapproche de la fin», écrit-elle.

Le président russe Vladimir Poutine s'exprime lors de la session du Club de discussion de Valdai à Moscou, le jeudi 1er octobre 2026. Photo AP/Pavel Bednyakov Le président russe Vladimir Poutine s'exprime lors de la session du Club de discussion de Valdai à Moscou, le jeudi 1er octobre 2026. Photo AP/Pavel Bednyakov (Pavel Bednyakov)

Dans un autre récit sur sa grossesse, Mme Freeland affirme qu’elle a «au moins un motif de fierté», en ce sens qu’elle est probablement la seule ministre des Finances du G7 à avoir déjà vu le président russe Vladimir Poutine lui «caresser» le ventre.

«Je ne tombe pas enceinte d’une manière élégante, discrète et gracieuse», écrit Mme Freeland, replaçant la scène à la fin de l’année 2000, alors qu’elle était enceinte de sept mois de son premier enfant et qu’elle venait de passer M. Poutine en entrevue pour The Globe and Mail, dont elle était alors rédactrice en chef adjointe.

«Je mesure un peu plus de 5 pi, et mes trois bébés pesaient près de 9 lb ou plus à la naissance», a-t-elle ajouté. «À partir du sixième mois environ, lorsque j’entre dans une pièce, certaines personnes s’inquiètent à l’idée de devoir faire face à une urgence médicale.»

«Félicitations pour votre future naissance, m’a dit M. Poutine alors que nous terminions l’entrevue», a poursuivi Mme Freeland. «Nous, les Russes, savons que les Canadiens sont d’excellents joueurs de hockey. J’espère donc que vous aurez un fils et qu’il deviendra un joueur de hockey exceptionnel. Puis, avec un sourire, il m’a tapoté le ventre.»