Politique

Un député conservateur veut convaincre les Premières Nations de voter au référendum

Pierre Poilievre a affirmé que lui et son caucus feraient campagne à travers l’Alberta cet été pour encourager la population à rester au sein de «la famille canadienne».

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Le député d'Edmonton-Nord-Ouest, Billy Morin, prend la parole à la Chambre des communes, le vendredi 13 février 2026. LA PRESSE CANADIENNE/Adrian Wyld Le député d'Edmonton-Nord-Ouest, Billy Morin, prend la parole à la Chambre des communes, le vendredi 13 février 2026. LA PRESSE CANADIENNE/Adrian Wyld (Adrian Wyld)

OTTAWA — Le chef du Parti conservateur, Pierre Poilievre, a déclaré que les députés conservateurs comptaient consacrer leurs vacances d'été à faire campagne pour que les Albertains restent au Canada — et l'un des membres de son caucus a indiqué qu'il se concentrerait sur la collaboration avec les dirigeants autochtones pour mobiliser les électeurs.

Billy Morin, député d'Edmonton-Nord-Ouest, a souligné que les chefs faisaient quelque chose de «très admirable» en Alberta en se battant pour les traités et pour l'unité canadienne.

«C'est un enjeu crucial. Nous ne pouvons pas rester les bras croisés», a-t-il déclaré.

Les Albertains sont appelés à se prononcer en octobre pour savoir s'ils souhaitent rester au sein du Canada ou s'ils préfèrent organiser un futur référendum contraignant sur la séparation du pays.

Le chef conservateur Pierre Poilievre a affirmé que lui et son caucus feraient campagne à travers l'Alberta cet été pour encourager la population à rester au sein de «la famille canadienne».

M. Morin, qui était chef de la nation crie d’Enoch avant d’entrer en politique fédérale, dit comprendre que de nombreux membres des Premières Nations hésitent à voter – mais ce référendum est différent, a-t-il souligné.

Jusqu’en 1960, les membres des Premières Nations étaient généralement contraints de renoncer à leur statut d’Indien pour pouvoir voter aux élections fédérales. Même si la loi a été modifiée, certains Autochtones se méfient encore de la participation aux élections, tandis que d’autres estiment qu’il s’agit d’une violation des traités.

Les données d’Élections Canada montrent que le taux de participation aux élections de 2021 était plus faible chez les électeurs des Premières Nations que chez les autres.

M. Morin a déclaré que les membres des Premières Nations ont l’impression d’être «pris pour cible en ce qui concerne la séparation de l’Alberta» à la suite de la décision de justice qui a annulé une initiative visant à organiser un référendum citoyen sur la séparation.

Les Premières Nations de l’Alberta ripostent contre les séparatistes devant les tribunaux et, en mai, une juge a rejeté une pétition citoyenne en faveur d’un référendum au motif que la province n’avait pas respecté son obligation de consultation.

La première ministre de l’Alberta, Danielle Smith, avait alors qualifié cette décision d’antidémocratique et s’était engagée à la porter en appel. Elle a ensuite officialisé la formulation de la question du référendum du 19 octobre — qui ne demande pas si les Albertains souhaitent se séparer, mais s’ils souhaitent entamer le processus juridique menant à un référendum contraignant sur la sécession.

Le premier ministre Mark Carney a qualifié cette question de «bluff dangereux».

M. Morin a soutenu que, même s’il pense que le référendum échouera, cela ne signifie pas pour autant que le séparatisme prendra fin.

«Je pense que cela va désormais au-delà de la réconciliation et revient à ce que le traité signifiait à l’origine, à savoir travailler ensemble», a-t-il affirmé.

«Les Albertains ne vont pas partir, les Premières Nations ne vont pas partir, quoi qu’il arrive lors de ce référendum, et nous devons nous asseoir ensemble à la table des négociations pour tracer la voie à suivre», a plaidé le député conservateur.

Sarah Ritchie, La Presse Canadienne

Sarah Ritchie

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Journaliste