Politique

La question du référendum en Alberta officialisée par la première ministre Danielle Smith

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La première ministre de l'Alberta, Danielle Smith, s'exprime lors d'une conférence de presse à Calgary, en Alberta, le vendredi 22 mai 2026. LA PRESSE CANADIENNE/Jeff McIntosh La première ministre de l'Alberta, Danielle Smith, s'exprime lors d'une conférence de presse à Calgary, en Alberta, le vendredi 22 mai 2026. (Jeff McIntosh/La Presse canadienne)

La question qui fera l’objet du prochain référendum sur l’avenir de l’Alberta dans la fédération a été officialisée jeudi; elle reprend les termes annoncés la semaine dernière par la première ministre Danielle Smith.

Mme Smith et son cabinet ont publié un décret confirmant la date et le format du référendum du 19 octobre, ainsi que la question.

Les électeurs seront invités à choisir l’une des deux options proposées.

La première option est la suivante: «L’Alberta devrait rester une province du Canada.»

La deuxième option est la suivante: «Le gouvernement de l’Alberta devrait entamer le processus juridique prévu par la Constitution canadienne pour organiser un référendum provincial contraignant sur la question de savoir si l’Alberta doit ou non se séparer du Canada.»

Le décret du cabinet confirme également que le référendum de l’automne ne sera pas contraignant, comme l’avait déjà indiqué Mme Smith.

Le vote par correspondance ne sera pas autorisé.

Mme Smith a déclaré qu’elle considérait que le seuil de la majorité était de 50 % plus une voix et qu’elle respecterait le résultat.

Il s’agit de l’une des dix questions qui seront posées aux Albertains ce jour-là. Les neuf autres, annoncées en février, portent sur la politique d’immigration et des enjeux constitutionnels.

Les responsables électoraux ont confirmé jeudi que la question sur l’avenir de l’Alberta dans la fédération serait la première d’une série de bulletins de vote distincts, identifiés par des codes couleur pour chacune des dix questions.

Une porte-parole d’Élections Alberta a indiqué que les électeurs seraient libres de cocher une case ou de laisser une question en blanc.

«Comme pour toute élection, un électeur peut refuser tout ou en partie des bulletins au bureau de vote», a déclaré Michelle Gurney dans un communiqué.

Mme Gurney a indiqué que jusqu’à 38 millions de bulletins de vote imprimés seront nécessaires pour le scrutin.

«Cela nécessitera entre 60 000 et 90 000 agents électoraux pour gérer et compter les votes du référendum», a-t-elle déclaré.

Les dernières élections générales provinciales de 2023 ont coûté 37 millions $ aux contribuables, mais n’ont nécessité qu’environ 13 000 agents électoraux.

Les bulletins de vote de cet automne doivent être dépouillés à la main dans les 48 heures, comme le prévoit la loi provinciale, et la question de l’organisation d’un référendum contraignant sur la séparation sera dépouillée en premier.

La décision de Mme Smith de soumettre cette question au vote a suscité la colère de certains de ses homologues provinciaux, ainsi que de certains signataires d’une pétition dans un camp ou l’autre concernant la séparation qui ont qualifié sa gestion du dossier de trahison.

Elle a affirmé comprendre les frustrations passées à l’égard du gouvernement fédéral, mais vouloir sonder l’opinion publique. Mme Smith a déclaré qu’elle-même et son Parti conservateur uni souhaitaient rester au sein du Canada, et qu’elle voterait en conséquence.

Le premier ministre Mark Carney a indiqué plus tôt cette semaine que la «question sur la question» n’invoquait pas la loi sur la clarté fédérale, qui permettrait au Parlement de se prononcer sur les questions de séparation, car le vote de l’automne en Alberta est explicitement non contraignant.

Lisa Johnson

Lisa Johnson

Journaliste