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Le Canada veut rejoindre le programme multinational d'avions de combat

Le Canada envisage d’obtenir le statut d’observateur, ce qui lui permettrait d’avoir accès à des informations privilégiées.

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Une maquette à l'échelle 1/10 d'un avion de combat de nouvelle génération est exposée sur le stand du programme «Global Combat Air» lors du Salon international de l'aéronautique et de l'espace du Japon, à Tokyo, le 16 octobre 2024. Photo d'archives. ... Une maquette à l'échelle 1/10 d'un avion de combat de nouvelle génération est exposée sur le stand du programme «Global Combat Air» lors du Salon international de l'aéronautique et de l'espace du Japon, à Tokyo, le 16 octobre 2024. Photo d'archives. Associated Press (Mari Yamaguchi)

OTTAWA — On s'attend généralement à ce que le Canada rejoigne cette semaine un programme multinational de chasseurs de nouvelle génération, mais pas en tant que membre à part entière.

Les médias internationaux rapportent depuis des mois qu’Ottawa s’apprête à s’associer à un programme de développement d’un avion de combat de sixième génération avec le Royaume-Uni, le Japon et l’Italie.

Le Canada envisage d’obtenir le statut d’observateur, ce qui lui permettrait d’avoir accès à des informations privilégiées sur le Global Combat Air Program (GCAP) avant que le gouvernement ne prenne une décision définitive.

Ce programme est destiné à remplacer les avions F-2 japonais ainsi que les Eurofighter Typhoon utilisés par le Royaume-Uni et l’Italie.

Plusieurs ministres du gouvernement canadien assisteront la semaine prochaine au salon aéronautique biennal de Farnborough, au Royaume-Uni, et une annonce pourrait être faite mardi.

Le cabinet du ministre de la Défense, David McGuinty, n’a pas répondu aux demandes de commentaires.

Mais lors d’un voyage au Japon le mois dernier, M. McGuinty a déclaré aux journalistes à Tokyo que le Canada était «impatient d’en savoir plus» sur ce programme d’avion de combat et qu’il avait abordé le sujet lors de sa rencontre avec le ministre japonais de la Défense, Shinjiro Koizumi.

«Concernant le GCAP, oui, nous en avons discuté hier avec le ministre Koizumi, en lui faisant part de notre intérêt à en savoir plus sur ce programme», avait déclaré M. McGuinty le 24 juin.

«Nous savons que les États-Unis mènent leurs propres initiatives dans ce domaine et souhaitent faire cavalier seul à ce stade», avait-il ajouté.

Boeing développe actuellement le F-47 de sixième génération pour l’armée de l’air américaine, destiné à remplacer le F-22 Raptor.

Les questions concernant l’éventuelle participation du Canada à ce programme de chasseurs circulent depuis des mois, depuis que les médias japonais ont commencé, en mars, à faire état de l’intérêt apparemment marqué d’Ottawa pour ce programme.

Lors d’une audition de commission le 27 avril, le sénateur Claude Carignan a demandé au ministre si le gouvernement avait l’intention de rejoindre le programme, après qu’un journal japonais eut rapporté que le Canada pourrait obtenir le statut d’observateur dès le mois de juillet.

«C’est une possibilité que l’on examine comme prochaine génération d’avions de chasse, mais la décision finale n’a pas été prise», avait répondu M. McGuinty.

Pendant ce temps, le projet d’acquisition par le Canada d’avions de combat de cinquième génération — une commande de 88 F-35 — fait toujours l’objet d’un examen approfondi.

Le premier ministre Mark Carney a soumis l’ensemble de la commande à réexamen en mars 2025, dans le contexte de la guerre commerciale en cours déclenchée par le président américain Donald Trump.

Plus de quinze mois plus tard, le gouvernement n’a toujours pas annoncé sa décision officielle.

Dans le même temps, la ministre de l’Industrie, Mélanie Joly, le ministre des Transports, Steven MacKinnon, et le secrétaire d’État chargé des achats de défense, Stephen Fuhr, se rendront tous au salon aéronautique de Farnborough, qui se tiendra du 20 au 24 juillet.

Doug Guzman, directeur de la nouvelle Agence d’investissement en matière de défense du gouvernement libéral, devrait également être présent sur place.

Le gouvernement fédéral a indiqué que des représentants d’environ 150 entreprises canadiennes sont attendus au salon.

Mme Joly et M. MacKinnon ont tous deux prévu des réunions avec des entreprises à Londres dans la journée.

La Presse Canadienne