La première ministre de l’Alberta, Danielle Smith, affirme ne pas avoir renoncé au Canada.
Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.
Mme Smith a fait cette remarque samedi lors de son émission de radio Your Province, Your Premier.
Elle a indiqué que le protocole d’entente (MOU) récemment signé pour la construction d’un pipeline vers la Colombie-Britannique est un exemple de l’amélioration des relations entre l’Alberta et Ottawa.
Mais elle a admis que tout le monde ne partage pas ce sentiment, affirmant que le vote du 19 octobre est un autre moyen d’envoyer un message à Ottawa.
«Si vous voulez manifester — parce qu’il y a beaucoup de gens qui veulent quitter le Canada simplement pour envoyer un message à l’Est — je vous dis d’envoyer ce message en me donnant un mandat sur les neuf questions que je pose concernant la compétence provinciale sur le Sénat, la nomination des juges à la Cour, et l’immigration.»
«C’est ainsi que vous envoyez un message fort pour (exprimer que) vous n’aimez pas la façon dont les choses se passent», a-t-elle ajouté.
<«Maintenant, c’est à vous (Ottawa) de régler le problème.»
— Danielle Smith, première ministre de l'Alberta
Lors de sa dernière émission de radio le 16 mai, Mme Smith a réitéré ce point de vue avant d’annoncer qu’une question serait posée pour savoir si les Albertains souhaitent tenir un référendum sur la séparation le 19 octobre.
«C’est ma vision du fonctionnement de notre pays : nous avons des compétences fédérales et provinciales, et là où elles se chevauchent, il faut trouver une solution», a déclaré Mme Smith en réponse à une question de l’animateur Wayne Nelson.
«Parfois, cela prend un peu de temps et parfois, il faut faire des allers-retours, mais cela en vaut la peine et je pense que nous avons obtenu non seulement un bon résultat pour l’Alberta (avec le protocole d’entente), mais aussi un bon résultat pour le Canada.»
Danielle Smith a soutenu que l’économie de l’Ouest canadien est en croissance.

